- L’EDUCATION – CONSTAT - PROPOSITIONS DU FRONT NATIONAL

FRONT NATIONAL – FEDERATION DE LA LOIRE

SOIREE FORMATION DU VENDREDI 26 NOVEMBRE 2010<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" />  

I – ÉDUCATION, INSTRUCTION OU ENSEIGNEMENT

- Le mot « éducation » est directement issu du latin educatio de même sens, lui-même dérivé de ex-ducere (ducere signifie conduire, guider, commander et ex, « hors de ») : faire produire (la terre), faire se développer (un être vivant)

- Enseigner, c'est transmettre à la génération future un corpus de connaissances (savoir et savoir-faire) et de valeurs considérées comme faisant partie d'une culture commune. Il est souvent facile de confondre enseignement et éducation. En effet, ce dernier terme, beaucoup plus général, correspond à la formation globale d'un individu, à divers niveaux (au niveau religieux, moral, social, technique, scientifique, médical, etc.).

- Le terme enseignement, de son côté, se réfère plutôt à une éducation bien précise, soit celle de la transmission de connaissances à l'aide de signes. « Signes » et « enseignement » dérivent d'ailleurs de la même racine latine. Ces signes utilisés pour la transmission de connaissances font, entre autres, référence au langage parlé et écrit. Mais il faut remarquer que le mot latin « insignis » signifie avant tout : « remarquable, marqué d'un signe, distingué ». Il conviendrait donc que ceux qui restreignent le sens du vocable « enseignement » à la simple création de « citoyens responsables et égaux » prennent conscience du paradoxe étymologique que cette attitude met en évidence.

Enseigner est donc éduquer, mais éduquer n'est pas forcément enseigner. Il ne faut pas oublier qu'il est du devoir des parents d'éduquer leurs enfants et que le rôle de l'enseignant est d'instruire.

L'éducation ne se limite pas à l'instruction stricto sensu qui serait relative seulement aux purs savoir et savoir-faire (partie utile à l'élève : savoir se débrouiller dans le contexte social et technique qui sera le sien).

Elle vise également à assurer à chaque individu le développement de toutes ses capacités (physiques, intellectuelles et morales). Ainsi, cette éducation lui permettra d'affronter sa vie personnelle, de la gérer en étant un citoyen responsable dans la société dans laquelle il évolue, capable de réfléchir pour pouvoir éventuellement construire une nouvelle société.

En pratique, tout le monde est d'accord pour considérer que certains savoirs essentiels font partie du bagage minimum du citoyen, et qu'inversement il n'est pas d'enseignement possible sans un minimum de pures conventions (comme l'alphabet par exemple) et de capacités relationnelles, dont d'éducation. Instruction et éducation sont souvent confondues. Les différences, subtiles, restent la base de controverses depuis longtemps, le littré en fait foi dans son choix d'exemple pour sa définition d'éducation

            Mais il faut remarquer que l'instruction s'enseigne, et que l'éducation s'apprend par un autre       mode d'action du maître, quel qu'il soit.

Au début du XXe siècle, la science de l'éducation désignait la pédagogie. Aujourd'hui, en France, depuis la création en 1967 du département universitaire de Sciences de l'éducation l'expression s'emploie au pluriel. Les problèmes d'éducation s'étudient en empruntant à plusieurs disciplines des sciences humaines (sociologie, psychologie, biologie, économie, philosophie de l'éducation, etc.).

L'éducation est, étymologiquement l'action de « tirer hors de ». La question se pose : « hors de quoi ? » De la grossièreté originelle ? En ce sens traditionnel, Moïse et Énée, législateurs antiques, furent des « éducateurs » puisqu'ils ont tiré leur peuple d'une région vers une autre. Jusqu'il y a peu, l'éducation signifiait le rôle dévolu aux parents d'un enfant (ou à leur substitut) d'amener cet enfant aux moeurs de l'âge adulte. Peu à peu, les États se sont arrogés également ce droit. Il signifie maintenant plus couramment l'apprentissage et le développement des facultés physiques, psychiques et intellectuelles; les moyens et les résultats de cette activité de développement. Spécifiquement, l'éducation humaine inclut des compétences et des éléments culturels caractéristiques du lieu géographique et de la période historique.

Chaque pays dans le monde dispose de son propre système éducatif. Le programme PISA vise à mesurer les performances des systèmes éducatifs des pays membres de l'OCDE, et à élaborer des comparaisons internationales.

1 - Enjeux]

L'éducation est universellement considérée comme quelque chose d'essentiel, en tant que véhicule de transmission aux générations ultérieures et en tant que moyen de défense et de domination des personnes éduquées ou, au contraire, d'asservissement de personnes soumise à un « bourrage de crâne » (racisme, xénophobie, légitimation de la violence contre un ennemi, inculcation du caractère normal d'une position sociale inférieure, etc.). L'éducation comporte de nombreux enjeux éthiques.

2 - Droit à l'éducation]

Le droit de toute personne à l'éducation, a été consacré dans la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 (article 26), le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels de 1966 (articles 2, 13 et 14), la Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale (articles 1, 2 et 5), la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (articles 1 et 10) et la Convention relative aux droits de l'enfant (articles 2, 9, 28 et 29).

Il est aussi présent dans la Charte sociale européenne du Conseil de l'Europe.

Lors du Forum mondial sur l'éducation de Dakar (avril 2000), un Cadre d'action a été adopté, qui « réaffirme l'objectif d'éducation pour tous formulé lors de la Conférence mondiale sur l'éducation pour tous » (Jomtien, Thaïlande, 1990) et engage les États signataires à réaliser les objectifs d'une éducation de base de qualité pour tous d'ici à l'an 2015, en mettant particulièrement l'accent sur l'accès de tous à l'école primaire et de l'éducation des filles. Ces objectifs ont été aussi affirmés par la Déclaration du Millénaire de l'ONU.

 

Interprétation du droit à l'éducation : La Rapporteuse du Comité des droits de l'homme de l'ONU a énuméré quatre caractéristiques de l’éducation:

Dotations: obligation pour l’État de mettre en place un système éducatif qui ait un nombre suffisant d’écoles, de veiller à éradiquer tous les motifs de discrimination interdits par les instruments internationaux et possibilité pour les parents de choisir l’enseignement dispensé à leurs enfants;

Accessibilité: élimination de tous les obstacles à l’accès à l’éducation pour tous les enfants d’âge scolaire sans discriminations et à des coûts raisonnables;

 

Acceptabilité: normes minimales de qualité, de sécurité et de salubrité du milieu dans le respect des droits de l’homme, de la liberté d’enseignement et du contenu et des méthodes d’instruction;

Adaptabilité: concordance des droits en fonction de l’âge, enseignement extrascolaire pour ceux qui n’ont pas accès aux établissements d’enseignement (enfants et jeunes privés de liberté, réfugiés, personnes déplacées, enfants qui travaillent et communautés nomades); adaptation de l’éducation pour qu’elle favorise l’exercice de tous les droits fondamentaux.

Un droit reconnu au niveau international

Selon la Convention des droits de l'enfant, l'éducation est un droit garanti par les États, et doit avoir les objectifs suivants:

Favoriser l'épanouissement de la personnalité de l'enfant et le développement de ses dons et de ses aptitudes mentales et physiques, dans toute la mesure de leurs potentialités ;

Inculquer à l'enfant le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et des principes consacrés dans la Charte des Nations Unies;

Inculquer à l'enfant le respect de ses parents, de son identité, de sa langue et de ses valeurs culturelles, ainsi que le respect des valeurs nationales du pays dans lequel il vit, du pays duquel il peut être originaire et des civilisations différentes de la sienne;

Préparer l'enfant à assumer les responsabilités de la vie dans une société libre, dans un esprit de compréhension, de paix, de tolérance, d'égalité entre les sexes et d'amitié entre tous les peuples et groupes ethniques, nationaux et religieux, et avec les personnes d'origine autochtone;

Inculquer à l'enfant le respect du milieu naturel.

3 - Investir dans l'éducation

L'économie de l'éducation s'est développée dans les années 1960, pour étudier l'influence de l'éducation sur le développement économique.

La théorie du capital humain présentée en 1964 par Gary Becker associait l'éducation à un investissement pour l'individu, pour leurs employeurs et plus généralement pour la société. Il affirme que les savoir transmis par l'éducation améliorent directement les performances des individus. Cet investissement est alors considéré comme avantageux si les gains de productivités futurs sont plus importants que les coûts de la formation. Elle peine cependant à expliquer l'attrait de filières éducatives privilégiant la culture générale par rapport à celle proposant une formation opérationnelle des individus, à priori plus mobilisables sur le marché du travail.

Une hypothèse alternative, la théorie du signal, a donc été développée dans les années 1974 par le Canadien Michael Spence. On retrouve des idées similaires dans le rôle de filtrage assigné au système éducatif par Kenneth Arrow.

4 - Les grands domaines éducatifs

Savoir, savoir-faire, être et savoir-être

Schématiquement, on peut distinguer quatre grands domaines éducatifs : le savoir, le savoir-faire, l'être et le savoir-être.

Le savoir correspond aux connaissances intellectuelles. Les recherches en éducation relatives au savoir ont pour objectif de trouver les moyens pédagogiques permettant aux apprenants d'acquérir des connaissances : observation, lecture, écriture, mathématiques, connaissances de l'Homme et de l'Environnement, métaconnaissances, ...

Le savoir-faire correspond à des compétences pratiques, à la maîtrise par l'expérience de l'exercice d'une activité artisanale, artistique, domestique ou intellectuelle. Ces compétences s'acquièrent par la pratique d'une activité et par l'apprentissage d'automatismes moteurs. Les recherches en éducation relatives au savoir-faire ont pour objectif de trouver et d'appliquer les moyens pédagogiques permettant aux apprenants d'acquérir des compétences et des habiletés pratiques et/ou intellectuelles.

L'être correspond à l'état biologique, physique et psychique d'un individu. Les recherches en éducation relatives à l'existence de l'être ont pour objectif de trouver les moyens pédagogiques permettant, dans les situations éducatives, de favoriser et d'atteindre l'état d'être optimal : état de santé, de bien-être, de motivation, de confiance et de satisfaction des besoins naturels et psychiques (joie, plaisir, « liberté », « perception », reconnaissance, sécurité, justice, intégrité, authenticité, capacité, intimité, diversité, confort, créativité, affection, etc.).

Le savoir-être correspond à la capacité de produire des actions et des réactions adaptées à la société humaine et à l'environnement. Cette capacité s'acquiert en partie par la connaissance de savoirs et de savoirs-faire spécifiques. Les recherches en éducation relatives au savoir-être ont pour objectif de trouver les moyens pédagogiques permettant aux apprenants d'acquérir au mieux la maîtrise d'actions et de réactions adaptées à leur organisme et à l'environnement : préservation, hygiène, empathie, contrôle personnel, comportement adéquat, respect, action collective, entraide, affirmation de soi, maîtrise, communication, gestion des conflits... La notion de savoir-être est parfois contestée car elle impliquerait une modification de l'essence et du caractère de l'individu.

5 - Construire son savoir

La pédagogie moderne considère que la transmission traditionnelle simple (instruction) doit laisser la place à une pédagogie où l'élève construit (et non crée) son savoir lui-même. Par exemple, selon cette conception, il semble plus important qu'un élève soit capable de construire le concept de département et d'en identifier un à partir d'une carte ou d'un dictionnaire, plutôt que de connaître par cœur tous les départements sans en savoir les attributions, le fonctionnement, etc. De même, il semble plus important de savoir consulter internet ou un dictionnaire, que de connaitre par soi-même un répertoire étendu de vocabulaire, avec son orthographe correcte.

Mais ce concept est contesté, avec parfois des mots très durs ( terrorisme intellectuel, dressage, formatage, coterie des IUFM, ...). Il lui est reproché de porter une part de responsabilité dans l'échec scolaire et social actuellement imputé au système. Les opposants dénoncent comme artificielle, inefficace et stressante la « construction » par les élèves d'un savoir qui suppose en réalité un niveau supérieur au leur, parfois universitaire voire doctoral (exemple : construction des nombres et d'une opération aussi simple que la soustraction, en primaire, par la méthode ensembliste), quand elle ne suppose pas des prises de risques inconsidérés (à propos du code de la route ou autres situations potentiellement dangereuses, par exemple). Ils soutiennent que les enfants peuvent et doivent, avec non moins de plaisir et de motivation, apprendre « par cœur » et par obligation si nécessaire, sinon les départements, du moins l'alphabet, les tables de multiplication, les principales règles de toutes sortes (sociales, grammaticales, mathématiques, physiques...). Ces contestataires, à leur tour, se voient accusés de démarches rétrogrades et réactionnaires, de mauvaise foi, etc. L'avenir nous montrera, par l'évaluation des résultats, la solidité de ces opinions.

 

 

 

II - CONSTAT

1 - Éducation formelle et éducation non formelle en France]

Ces concepts résultent de textes internationaux, OMS et UNESCO notamment mais ont en France un retentissement particulier.

L'éducation formelle, l'école ou l'université, n'est, et loin s'en faut, pas l'unique lieu d'éducation. C'est ainsi que la première source d'éducation reste la famille et l'entourage, avec tous les enjeux de « reproduction sociale » que cela implique. En France, Bourdieu et Passeron ont soutenu que le système scolaire reproduit le système social grâce à une culture scolaire insuffisante et à une culture libre que les familles les plus aisées transmettent à leurs enfants pour qu'ils accèdent en haut de l'échelle sociale.

En outre, à côté de ses missions d'éducation et d'instruction, le système éducatif est contesté pour opérer, par construction, une sélection (orientation vers des métiers, ou vers de hautes carrières administratives) : l'élève reçoit une instruction gratuite, mais il payerait cette gratuité en étant transformé en un produit relativement passif du « système (de production) scolaire ». L'école exige de l'élève qu'il s'intègre à l'institution scolaire, à travers la maîtrise d'un certain nombre de connaissances de base dont l'ensemble n'est pas toujours formalisé. D'autre part elle ne peut transmettre qu'un corpus rationalisé et fait l'impasse sur une grande partie du fond commun culturel (le « bon sens », les tabous, la communication non verbale, etc.). Enfin, malgré les progrès de la formation continue, elle ne dure qu'un temps relativement bref dans la vie d'un individu.

Pour toutes ces raisons, il apparaît utile à certains d'élargir la réflexion sur l'éducation, sans la réduire au cadre scolaire. Ainsi, l'éducation non formelle, qui apporte des compétences spécifiques à l'individu et que celui-ci ne peut acquérir (Tiehi, 1995) dans le cadre de l'éducation formelle, est notamment délivrée au sein des organisations de jeunesse.

Malgré tout cela, l'éducation a permis, historiquement, en France, à une grande partie des classes défavorisées d'accéder à un statut de classe moyenne. Pour certains, son orientation actuelle vers une professionnalisation précoce d'une partie de la jeunesse serait contradictoire avec sa finalité de culture générale des élèves pour leur épanouissement dans la société en tant que citoyen. Pour d'autres, elle peut faciliter au contraire cette intégration dans la vie sociale et professionnelle, objectif tout aussi essentiel de l'éducation.

A - Éducation familiale

Cette éducation est généralement accomplie par les parents biologiques de l'enfant en question, bien que le gouvernement et la société aient également un rôle. Dans de nombreux cas, les orphelins ou les enfants abandonnés reçoivent une éducation familiale de la part de parents non-biologiques. Les autres peuvent être adoptés, élevés par une famille d'accueil, ou être placés dans un orphelinat.

B - Éducation parentale

L’éducation parentale est, selon Pourtois (1984), une activité volontaire d’apprentissage de la part de parents qui souhaitent améliorer les interactions nouées avec leur enfant, pour encourager l’émergence de comportements jugés positifs et réduire celle de comportements jugés négatifs.

Pour Terrisse (1997), elle a pour but d’aider les parents à mieux actualiser leurs potentialités éducatives, en développant leur sentiment de compétence et en utilisant le mieux possible les ressources que leur offre leur environnement.

L’éducation parentale comprend les mesures prise par l'État afin de la promouvoir, soit en donnant plus de temps au parent pour éduquer leurs enfants, soit en leurs proposant une initiation ou une formation.

C - Systèmes éducatifs

Les systèmes éducatifs sont très variables dans l'espace et dans le temps, l'éducation étant parfois plus adaptée aux exigences socio-économiques des adultes (besoin de la main d'œuvre enfantine, travail des adultes et tout particulièrement des femmes, etc.) qu'aux besoins des enfants. Cependant, on distingue des formules à peu près généralisées :

-          l'éducation se concentre sur les enfants et ne concerne que marginalement les adultes.

-           

-          pendant la petite enfance, l'éducation est prise en charge par la famille, où se fait l'apprentissage de la langue orale et des rudiments du savoir-vivre nécessaire à la vie sociale.

-           

-          pendant l'enfance (à partir d'environ 7 ans jusqu'à la puberté), prise en charge collective (au moins partiellement), pour l'apprentissage de rudiments légaux, religieux et culturels (dont, éventuellement, la langue écrite).

-           

-          pendant l'adolescence, spécialisation, par l'apprentissage chez un maître ou (non exclusif) collectivement.

L'Union européenne s'est engagée depuis 1999 dans le processus de Bologne qui a pour but de construire un espace européen de l'enseignement supérieur avant 2010. Il ne s'agit pas de mettre en place un système universitaire unique mais bien de placer les systèmes nationaux diversifiés dans un cadre commun.

2 - Éducation nationale : Echec depuis 1968

- 1,3 million de fonctionnaires soit 1 063 027 emplois équivalent temps plein (LFI 2007), dont 891 851 personnels enseignants titulaires et stagiaires (84 %) et 171 176 personnels administratifs (16 %).

- Dépense intérieure d’éducation 2005 : 118 milliards d’euros, soit 6,8 % du PIB contre 5,5 % du PIB en moyenne dans les pays développés (OCDE).

- Part État : crédits de paiement (PLF 2007) : 59,56 milliards d’euros.

Jamais on n’aura dépensé autant d’argent pour un résultat aussi catastrophique. Les instituteurs des écoles primaires, les professeurs des lycées et collèges  ne peuvent plus se faire respecter, les élèves ne voulant plus obéir, et encore moins apprendre. Les écoles selon l’âge des élèves sont devenus soit des garderies, soit des lieux de trafics de drogue, d’agressions diverses, en raison notamment de toute une population immigrée qui empêchent les français de souche et européens d’apprendre, d’étudier, de travailler.

Si l’éducation relève avant tout des familles, il appartient à l’État d’instruire ses enfants.

Malheureusement, la transmission du savoir n’apparaît plus comme une priorité. Le système tolère une double intrusion, génératrice de malaise : celle des parents dans l’instruction et celle des enseignants dans l’éducation des enfants. Simultanément, les ravages du pédagogisme et de l’égalitarisme ont transformé les écoles en « lieux de vie » et les professeurs en « animateurs sociaux ».

Face à une école démantelée et massifiée (cf. le criminel objectif de 80 % d’une classe d’âge au bac) dont le niveau ne cesse de baisser, face à la dévalorisation des diplômes et au nombre croissant de jeunes sortant du système scolaire sans qualification, des changements profonds s’imposent. En proie à la violence et à l’illettrisme (selon l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme, 15 % des élèves entrant en 6e ne savent ni lire ni écrire ni compter), l’Éducation nationale est pourtant le ministère le plus dépensier (près de 60 milliards d’euros) et le plus consommateur d’emplois (1,3 million de salariés) !

Par ailleurs, le rapport Obin, commandé par l’Inspection générale de l’Éducation nationale et longtemps occulté, stigmatise l’influence grandissante de groupes de pression islamistes sur la vie quotidienne des enfants.

3.- La formation professionnelle

Des dysfonctionnements similaires à ceux de l’Éducation nationale se retrouvent en matière de formation professionnelle initiale et de formation continue. Celle-ci est trop souvent utilisée comme un outil de traitement des problèmes sociaux pour les personnes en difficulté et non comme un dispositif d’acquisition et de valorisation des compétences. En matière de formation professionnelle, on ne connaît que les chiffres de 2003, dernière année dont les données ont été validées par la DARES (Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques) (!). Pourtant, l’ensemble des dépenses consacrées à la formation professionnelle et à l’apprentissage représente près de 23 milliards d’euros :

- Accompagnement, Alternance et Apprentissage (16-25 ans) : 5,3 milliards d’euros.

- Formation professionnelle des adultes : 17,7 milliards d’euros.

Le financement de la Formation professionnelle en 2003

Financeur final

Millions d’euros

Structure

Etat et Adm. publiques

4 729

20,5 %

Collectivités territoriales

2 059

9 %

UNEDIC

1 198

5 %

Entreprises

9 296

40,5 %

Ménages

656

3 %

Total

17 938

78 %

Formation des agents de la fonction publique

4 960

22 %

Total général

22 898

100 %

Source : DARES in « La formation professionnelle des adultes : un système à la dérive », Pierre Cahucet André Zylberberg, Centre d’observation économique de la CCIP, 10 juillet 2006.

Véritable usine à gaz, la formation professionnelle connaît une triple dérive :

            - Elle génère des financements colossaux, à l’utilisation opaque et mal contrôlée.

            - Elle débouche sur un faible accès des salariés aux formations.

            - Elle persiste à offrir des formations en inadéquation avec les besoins réels du monde    économique.

Quant à l’apprentissage, victime de la dépréciation du travail manuel et du prolongement de la scolarité, il est souvent perçu par l’entreprise comme une charge supplémentaire. Le choix du maître d’apprentissage, la revalorisation des métiers et le retour à une logique de liberté concernant un financement qui doit profiter davantage aux Centres de formation des apprentis (CFA), constituent des axes de progrès.

 

 

 

 

 

 

 

 

III - PROPOSITIONS DU FRONT NATIONAL

 

I – L’ENSEIGNEMENT

 

1 – L’école

Il faut tout d’abord que le système scolaire retrouve les mérites de la sélection :

- Les enfants doivent retrouver la valeur des savoirs fondamentaux. Il faut également établir des exigences de passage et réévaluer la valeur des examens comme le brevet des collèges. Parallèlement, il faut améliorer l’orientation, trop souvent vécue comme une accommodation à l’échec scolaire.

- Il faut développer l’attribution des bourses au mérite en fonction des notes.

Coût : 19 millions d’euros.

Enseignement primaire et secondaire: que faut-il faire ?

 

- Réintroduire l’instruction civique au collège et rétablir l’autorité des professeurs au sein des classes.

 

- Lutter contre la politisation de l’Éducation nationale, en interdisant les manifestations politiques d’étudiants ou d’enseignants organisées pendant les heures de cours.

 

- Imposer aux professeurs un temps de présence supplémentaire au sein de leur établissement, consacré à l’aide aux devoirs pour les élèves, ce qui éviterait que seuls ceux issus des catégories sociales aisées bénéficient de soutien extérieur.

 

- Développer le système d’orientation au lycée et revaloriser les filières professionnelles et l’apprentissage.

 

- Exiger une tenue vestimentaire sobre de la part des élèves, ce qui permettrait d’estomper les différences sociales et d’éviter les rackets ; interdire les téléphones portables dans l’enceinte des collèges et des lycées.

 

- Proposer de manière optionnelle le passage du code de la route dans le programme scolaire du lycée.

Il faut sanctuariser l’école

- Il convient de repenser les rythmes scolaires, en supprimant notamment les « heures de vie de classe ».

Gain estimé : 800 millions d’euros.

- Le contenu des enseignements doit être organisé de manière structurée et chronologique, pour développer le sens critique et le raisonnement des élèves. La méthode syllabique doit être complètement et définitivement réhabilitée. Parallèlement, le collège unique sera abandonné.

- L’autorité doit être affirmée dans les établissements scolaires au besoin en suspendant à la famille de tout élève perturbateur, les diverses allocations sociales et familiales dont elle bénéficie.

Rendre aux enseignants leur juste place :

- La formation des jeunes professeurs est capitale. Les IUFM sont devenus de véritables centres de déstructuration et d’endoctrinement. Ils seront remplacés, à moyen constant, par des Centres pédagogiques régionaux. Les nouveaux enseignants bénéficieront d’un tutorat pendant leurs trois premières années. Dans la gestion de leur carrière, une plus grande place sera faite au mérite et les professeurs, en particulier ceux du techniqu

e, seront tenus de suivre des stages de mise à niveau.

- Le corps des inspecteurs sera réformé et augmenté (1 inspecteur pour 150 enseignants, contre 1 pour 700 actuellement). Issus du corps enseignant expérimenté, les inspecteurs exerceront leur métier dans une autre région, pour une plus grande neutralité. Les inspections seront multipliées, afin de valoriser les enseignants en fonction de leur mérite.

- Enfin, la part du personnel administratif (16 % de l’Éducation nationale) sera réduite au profit des personnels enseignants (84 % de l’Éducation nationale).

- Suppression de 20 000 personnels administratifs et techniques.

L’État doit assumer son rôle d’arbitre et de régulateur en matière éducative :

- Si l’État ne doit pas être omnipotent, il lui appartient de faire respecter la neutralité politique et le principe de laïcité dans la sphère publique et de s’opposer à toute dérive communautariste, de contrôler au minimum les savoirs dispensés et de valider les diplômes au niveau national.

-L’État doit veiller à l’égalité d’accès à l’école comme à l’université. Ainsi, au nom de l’égalité de moyens, il permettra, par la mise en place du chèque scolaire, le libre choix de l’école à tous les parents. La carte scolaire sera progressivement supprimée. Calculé par rapport au coût moyen de scolarité d’un élève, le chèque scolaire n’entraîne aucune dépense supplémentaire pour l’État dans l’enseignement public : les parents deviennent simplement le passage obligé pour le financement des établissements.

Le chèque scolaire prendra en charge les salaires des personnels hors enseignants (qui ne sont pas pris en charge par l’État) des 10 000 établissements de l’enseignement privé sous contrat.

C’est le seul surcoût engendré puisque ce dispositif – indépendamment du rétablissement de l’égalité d’accès entre Public et Privé sous contrat – doit avant tout permettre aux parents du Public de choisir, pour leurs enfants, l’établissement qu’ils jugeront le meilleur.

Les écoles primaires, collèges et lycées, ainsi soumis à une certaine émulation, amélioreront naturellement leur niveau scolaire et leurs conditions de travail pour les élèves.

Le chèque scolaire sera mis en place pas à pas en commençant, la première année, par les classes de Maternelle et de Terminale. La poursuite plus ou moins rapide du dispositif tiendra compte des disparités observées entre l’attractivité des établissements de façon à ne pas fermer certaines classes et à pouvoir engager des actions correctives.

Coût estimé : 3 milliards d’euros.

Par ailleurs, les lois Falloux et Astier seront modifiées afin que les collectivités territoriales ne soient pas limitées dans le financement des travaux et des équipements (matériels pédagogiques des classes) desdits établissements.

2 -. L’université

- La gouvernance des universités doit être réformée. Le fonctionnement des conseils d’administration ne doit plus être entravé par des représentations injustifiées (syndicats d’étudiants, personnel administratif, etc.). Le pouvoir réel doit être confié au Président sous surveillance du Conseil.

- Une plus large autonomie sera accordée dans le recrutement des professeurs ainsi que dans la sélection des élèves (critère financier exclus) de façon à améliorer la compétitivité de nos universités face aux grandes écoles et aux universités étrangères.

 

Enseignement universitaire ou professionnel : que faut-il faire?

 

- Désengorger les filières pléthoriques dont on sait pertinemment que la majorité des élèves ne trouveront pas de travail à l’issue de leur formation.