- 42 MILLIARDS POUR LES RETRAITES

Malgré l'impuissance des syndicats, j'ai aimé ces mouvements sociaux qui sapaient l'équipe Fillon -Sarkozy. Les gens qui nous gouvernent sont des menteur! 

Car, en réalité, il y avait une raison non-dite pour ne pas accepter la loi sur les retraites.  Que l'on ne s'y trompe pas je ne suis pas opposé à un changement de la situation. Je suis opposé au mensonge dont les autorités usent pour arriver à leur fin. C'est la forme que je conteste, c'est l'imposture que je dénonce.

Au delà du débat technique, n'oublions pas les commerçants que l'on laisse sans ressource et les agriculteurs sucés, trompés et cocufiés par les bandits de Bruxelles.

Et les mères de famille qui semblaient focaliser l'attention, qui sont-elles? Nous leur devons la satisfaction des pouvoirs publics qui glorifient comme à l'époque du Maréchal, la famille française, la plus féconde d'Europe dit-on? Il faut savoir cependant que le premier prénom  déclaré dans les mairies de Marseille en 2009 est Mohamed, Mohamed-Amine étant le premier prénom composé donné en France aujourd'hui, avant Jean-Baptiste! Je crains que la nature de notre natalité ne constitue dans les faits la perte de notre identité.

Mais revenons à nos moutons dans la baignoire. Les mesures sur la retraite pourraient effectivement être mathématiquement contestées. Il y aurait des arguments indiscutables. L'argent nécessaire pour renflouer les caisses de retraite, les 42 milliards d'euros de déficit annuel, existe. Il est en grande partie donné pour l'immigration. Cette immigration dont le grotesque Stasi disait qu'elle était une chance pour la France.

Un numéro de la très sérieuse revue Spectacle du Monde paru en octobre dissèque la réalité de l'immigration à travers l'histoire dans un dossier particulièrement fourni. Le lecteur apprendra que depuis que Giscard avait décrété l'immigration zéro en 1974, 200 000 étrangers, essentiellement africains et maghrébins, sont naturalisés officiellement chaque année. En essayant de comptabiliser les clandestins et les demandeurs d'asile refoulés, mais qui campent chez nous, cela ferait imaginer un total annuel de plus de 350 000 individus. La France compte aujourd'hui 23% de sa population formés d'étrangers ou de personnes d'origine étrangère extra-européenne. Si on continue à ce rythme cette proportion représentera 30% en 2050 !

Cette immigration rapporte de fait à la société, cotisations sociales et fiscalités, 48,9 milliards d'euros. Mais elle a des coûts exorbitants, coûts sociaux et fiscaux, coûts sécuritaires, coûts éducatifs, ces dépenses s'élèvent à 79,4  milliards d'euros. Soit un delta de plus de 30 milliards d'euros. Cette étude très précise ne compte toutefois pas les frais induits, les subventions payées aux associations intégrationniste (environ  300 millions) ! Si à cela on ajoute l'argent versé aux Roms, les dépenses faites sans contrepartie en direction de l'Afrique, et la gabegie que représente l'Europe de Bruxelles, on comble très  largement le déficit des caisses de retraite.

Fermer les frontières à l'invasion a bien sûr des corollaires : encourager résolument la natalité des français en France, mettre en place un salaire parental, aider les mères isolées, soutenir les jeunes femmes en détresse.

Les irresponsables politiques ont dupé les Français depuis des décennies , et ont laissé s'installer une situation que observateurs les moins alarmistes jugent critique.

 

Jacques-Bernard Guyot