Publié le 25 Mars 2015

Hénin-Beaumont : la mairie incendiée, Steeve Briois menacé de mort,

Un incendie a endommagé les locaux du service courrier et un tag de menace de mort contre le maire Steeve Briois a été découvert.

L’alerte a été donnée mercredi vers 6h par des femmes de ménage qui ont prévenu les sapeurs-pompiers et la police, a indiqué Bruno Bilde, adjoint au maire chargé de la communication.

A l’arrivée des sapeurs-pompiers, l’incendie était éteint, a-t-on appris auprès du Codis du Pas-de-Calais, selon lequel « il y avait un peu de fumée et quelques petites fumerolles ».

« L’incendie est vraisemblablement d’origine criminelle », a déclaré une source policière, précisant qu’une vitre du rez-de-chaussée du bâtiment avait été brisée.

Le ou les auteurs de l’incendie se sont introduits dans le service de documentation où ils ont endommagé du matériel informatique, a précisé Bruno Bilde.

Ils ont ensuite forcé une serrure et ont pénétré dans les locaux du service courrier où ils ont mis le feu qui a détruit deux scooters qui se trouvaient sur place, selon la même source. « La pièce du service courrier a brûlé », a déclaré M. Bilde, selon lequel « tout est à refaire ».

Des graffitis indiquant « A mort Briois », « Charlie est mort » et « Ben Laden » ont été découverts sur les murs du service documentation, a précisé M. Bilde. Le sous-préfet de Béthune (Pas-de-Calais) s’est rendu sur place, a-t-il poursuivi.

« Incendie criminel à la mairie de Hénin-Beaumont avec graffiti promettant ma mort. Le résultat de la stigmatisation ? », s’est interrogé Steeve Briois sur Twitter mercredi matin.

L’enquête a été confiée à la sûreté départementale du Pas-de-Calais.

Publié le 25 Mars 2015

Aisne : le notable socialiste battu par sa femme de ménage FN

La belle histoire de ce premier tour :

Pendant près de trente ans, Marie-Jeanne Parfait a été employée à la municipalité de Marle, dans l’Aisne, notamment à l’entretien. Il lui fallait emprunter l’escalier d’honneur pour utiliser une salle de bains, son logement de fonction n’en comptant pas, et marcher sur la pointe des pieds les jours de réception.

Le maire s’appelait Yves Daudigny, socialiste, devenu l’un des politiques les plus puissants et respectés du département, président du conseil général, de la communauté de communes, puis sénateur.

Depuis ses débuts, en 1983, Daudigny n’a jamais perdu un seul scrutin, passant dès le 1er tour, et à chaque fois. Sa première défaite, particulièrement cuisante, vient d’avoir lieu aux élections départementales : dimanche 22 mars, il a échoué à la troisième place dans le canton de Marle. C’est Pierre-Jean Verzelen, jeune hussard de l’UMP, qui est arrivé en tête, une surprise, avec 37,62 % des voix. Entre les deux, un binôme s’est interposé, faisant définitivement trébucher Daudigny : celle qui le conduit, pour le Front national, est Marie-Jeanne Parfait, sa femme de ménage, ou plutôt celle de la mairie. [...]

Publié le 24 Mars 2015

Zemmour : "Favorables à la mort dans la dignité et au refus de l'acharnement thérapeutique,  il est temps que les écolos s' appliquent leurs propres théories!"

Soulignant le bi-partisme de facto de la cinquième République, Eric Zemmour revient pour RTL sur la chute des écologistes lors des dernières échéances électorales. "Il faudra bientôt un microscope pour voir les écologistes", fustige le chroniqueur, pour qui "Cécile Duflot a déjà détruit son parti".

Rappelant le long combat de Marine Le Pen pour tenter d'imposer une troisième force politique, Zemmour attaque l'appétit trop glouton selon lui de Cécile Duflot. Empreinte de lyrisme, la conclusion se veut froidement cynique : "Favorable a la mort dans la dignité et au refus de l'acharnement thérapeutique, il est temps que les écologistes s'appliquent leurs théories a eux-mêmes"

Publié le 23 Mars 2015

#Historique : Le FN se maintient dans 18 des 21 cantons de la Loire

Le Front National est le pre­mier parti politique de la Loire. Il engrange 30,38 % des suffrages. Les sondages nationaux avaient donc vu justes. Une première pour le renouvellement des élus du département !

Le Bleu Marine colore presque l’ensemble des 21 cantons de la Loire. Pas 5 cantons comme en 2011. Mais 18. Il est absent, uniquement, de cantons sté­phanois. À Saint-­Etienne 1, Saint­Etienne 2, et Saint­-Etien­ne 4, ses candidats n’ont pas réussi à obtenir les voix de 12,5 % des inscrits, requis pour une qualification au second tour.

En revanche, le parti d’extrême droite arrive en tête à Rive­ de­ Gier avec 32,45 % des voix, soit 4,75 points de plus que le binôme formé par Jean­Claude Charvin et Séverine Reynaud. Un coup dur pour le maire Divers droite Ripagérien, qui brigue là son sixième mandat. Mais le conseiller général sor­tant n’est pas le seul à devoir affronter en duel le FN. Ils sont 9 binômes dans ce cas. Dont 8 où figurent des élus départe­ mentaux sortants. 6 de droite et 3 de gauche. Mais ces affron­ tements, on les retrouve aussi dans 9 triangulaires.

« Attention, ce ne sera pas comme en 2011, ce sera plus serré » prévient le député socialiste Régis Juanico. Bien sûr, le Stéphanois n’évoque pas son duel face à un tandem fron­ tiste. Mais il met en garde l’ensemble des candidats « républicains », notamment les disqualifiés. Et les invite « à faire un large rassemblement républicain pour faire battre le Front national. « Nous au PS, on n’a jamais hésité même en 2002 où à la présidentielle on avait appelé à voter Chirac » tacle M. Juanico. Une attaque à fleuret moucheté contre l’UMP, Bernard Bonne.

Qu’importe. Si le président de l’institution départementale, depuis 2008 « ne fera ni com­promis, ni alliance » avec le FN, il « ne donne pas de consignes de vote » même si lui «sait ce qu’il ferait dans ce cas-­là ». D’ailleurs, il qualifie de « catas­trophe » (ho oui, au moins !) cette présence massi­ve du Front National au second tour de cette élection. « Ce parti surfe sur la désespérance des Français. Pourtant ses can­didats font des promesses qu’ils savent ne pas pouvoir tenir » soupire M. Bonne. « Il y a un enracinement du vote FN. Ce n’est pas comme il y a 15 ans où il y avait un vote de protesta­tion. Ça nous interroge. Je suis persuadé qu’il n’est pas trop tard pour inverser la tendance, ça repose sur nos épaules, nous les femmes et hommes politi­ ques de gauche, comme de droite ». 

 

Source : Le Progrès