Manifeste contre le communautarisme à Saint-Etienne

Le péril

Depuis que nous avons été élus dans l’opposition au sein du Conseil municipal de Saint-Etienne, nous n’avons cessé de mettre en garde l’exécutif de Monsieur Perdriau sur le communautarisme musulman qui est, selon tous les spécialistes, le ferment de l’islamisme radical. Jusqu’alors, nous n’avons pas été entendus. La majorité, comme l’opposition de gauche, persiste dans une voie extrêmement dangereuse. Il est vrai que la tentation électoraliste est grande. Pourtant, et les évènements qui secouent notre société le prouvent dans leur terrible acuité : le danger terroriste est partout.

Entendons-nous bien, nous savons que la très grande majorité des musulmans est parfaitement pacifique. Il n’en reste pas moins que c’est au sein de cette communauté que certains individus fomentent aujourd’hui les projets les plus criminels.

Immigration et instinct grégaire

Saint-Etienne abrite une population musulmane très importante. Comme dans beaucoup d’autres villes, notamment à l’est de la France, une immigration débridée a nourri une communauté extraordinairement prolifique. Elle a fait de certains quartiers des foyers exclusifs. Pourquoi d’ailleurs lui jeter la pierre ? La responsabilité de cette immigration et de ses conséquences ne doit pas reposer sur les seules populations concernées, elle incombe surtout à ceux qui nous gouvernent et qui ont laissé faire, ceux qui sont aux ordres de Bruxelles ou du Medef ! Dans nos villes, elle appartient aux élus, aux petits barons avides de pouvoir et de reconnaissance. Que ne feraient-ils pas pour garder leurs sièges ? Jusque-là tout allait bien : le clientélisme et la démagogie coïncidaient avec le « politiquement correct ». Aujourd’hui, alors que rôde la mort, il en va tout autrement. Les barons feraient bien de prévenir la menace plutôt que de l’organiser !

Des quartiers mono-ethniques

Ainsi, à Saint-Etienne, dans certaines parties de la ville, les personnes étrangères ou issues de l’immigration sont très majoritairement représentées. N’est-ce pas l’Association Culturelle des Musulmans de Montreynaud qui indiquait que les partisans de l’islam représentent aujourd’hui 80% des habitants du quartier ?

C’est dans ce même quartier de Montreynaud que le Maire, avec son équipe et une bonne partie du Conseil municipal, a récemment inauguré une mosquée cautionnant par là-même les discours qui y sont véhiculés. L’endroit avait accueilli par exemple Mehdi Kabir, un prêcheur qui n’avait pas hésité à déclarer en d’autres circonstances : « Celui qui mange du porc a tendance à avoir le comportement d'un porc. (…) Or le prophète a informé qu'il viendra un temps où Allah transformera certains êtres humains en singes et en porcs » ; bref un modéré. Rappelons au passage que les deux députés socialistes de Saint-Etienne, Messieurs Juanico et Gagnaire ont refusé de voter il y a quelques semaines une motion pour la fermeture des mosquées salafistes ; on comprend mieux pourquoi ! L’autre grande mosquée stéphanoise, la GMSE, n’est pas en reste. C’est là qu’est intervenu, entre autres, Hassan Iquioussen, une star du net, proche des Frères Musulmans, et personnage particulièrement polémique. Il est aussi intéressant de savoir que la mosquée Mohamed VI est financé par le royaume alaouite, une situation pour le moins inconfortable alors le Gouvernement réfléchit à un moratoire sur le financement des mosquées par des pays tiers !

La périlleuse soumission au communautarisme

Et c’est dans ce contexte, que le Maire de Saint-Etienne, Monsieur Perdriau, compte bien réitérer son aide à la mise en place d’un abattoir rituel pour le prochain Aïd en septembre. Ce comportement nous apparaît comme irresponsable. D’une part cette démarche ne répond à aucune obligation, d’autre part, l’officialisation des sacrifices coraniques flatte le communautarisme. Le Maire ferait mieux de promouvoir la laïcité plutôt qu’une tradition religieuse parfaitement exogène.

Les dérives que nous déplorons à Saint-Etienne sont nombreuses et confortées par les élus de droite et de gauche : cantines scolaires organisées pour satisfaire les musulmans, agrandissement des carrés confessionnels dans les cimetières, subventions aux associations qui confortent l’islam et l’immigration, prêt de terrain et de personnels municipaux pour un abattoir coranique, discours et relations publiques à la mosquée, mise à disposition de salles pour des manifestations musulmanes. Toutes ces interventions promeuvent le communautarisme et bafouent la laïcité. Comme l’explique Nadia Remadna « … dans les quartiers difficiles, le salafisme se joue au quotidien…il a progressé et s’est enraciné sans qu’aucun responsable politique s’en soit soucié… »

L’exemple du Front National à Marseille

Le Maire pense sans doute que la captation des voix de la communauté musulmane favorisera la pérennité de son mandat. Nous considérons que c’est une vue de l’esprit. C’est surtout la porte ouverte à une surenchère dont nous connaissons par avance les ravages. Nous avons des exemples qui démontrent que cette théorie clientéliste est spécieuse. Il n’est pour s’en persuader qu’à observer la brillante victoire de notre collègue et ami Stéphane Ravier lors des dernières consultations pour les municipales de 2014. Une victoire obtenue évidemment sans aucune concession ! Le 7ème secteur de Marseille dont il est maire est l’un des territoires les plus cosmopolites de France. Cela ne l’a pas empêché d’être élu. « Grâce aux voix du peuple historique de Marseille, dit-il, mais aussi « grâce aux voix d’une partie des populations d’origine étrangère qui ont compris que le système abusait d’elles et les manipulait »… Monsieur Perdriau aurait donc intérêt à revoir son analyse, ce n’est d’ailleurs plus un intérêt, mais une nécessité impérieuse. Le jeu qu’il menait était douteux en temps de paix ; il devient inacceptable en temps de guerre.

Les opportunistes à la manœuvre

Ce revirement serait d’autant plus aisé, que tout ce qu’il y a de plus compromis avec l’Islam, de plus soumis au « vivre ensemble », crie à la lutte contre le communautarisme, et il n’est pas un responsable politique qui ne l’accuse des pires vilenies. Tous les candidats à la primaire de droite font une surenchère de circonstance. Ils ont bien compris que l’époque avait changé, et même si leurs postures sont insincères, elles ont au moins l’intérêt du discours. Partant de là, Monsieur Perdriau pourrait, sans trop craindre le girouettisme, revoir son projet, adapter son comportement à la réalité de la guerre. Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Le Front National a, depuis des années, indiqué le chemin, il n’y a qu’à le suivre ! Nous demandons donc au Maire de Saint-Etienne qu’il modifie radicalement son jugement sur l’immigration et sur le communautarisme. Citons Manuel Valls qui n’aura jamais été à pareille fête dans un écrit du mouvement patriote : « C’est à chacun de s ‘opposer à ceux qui manient les revendications communautaristes ». Les élus en tête, on l’imagine !

Aujourd’hui le Maire de Saint-Etienne ne doit pas songer à sa réélection, mais à la sécurité des Stéphanois. Nous formulons peut-être là un vœu pieu, et il faudra sans doute attendre que sous l’impulsion de Marine le Pen les solutions du Front National soient mises en œuvre. Souhaitons que cette attente ne coïncide pas avec d’autres malheurs.

Serge Horváth

Président du Groupe Saint-Etienne Bleu Marine

Août 2016