La Réponse (commentée !) de M. Perdriau, Maire de Saint-Etienne, au voeu du Groupe FN...

M. Perdiau:

- "Avant de clore ce Conseil Municipal, nous avons un vœu à examiner à l'initiative du groupe Saint-Etienne Bleu Marine. Qui le présente ? Madame JEANSON."

Mme JEANSON
- "Merci Monsieur le Maire.
Les dramatiques événements qui ont ensanglanté la capitale voilà trois semaines nous ont tous précipités dans l'effroi, même si nous les attendions, même si nous savons bien que d'autres attentats vont se produire. Chaque fois ces actes ignobles nous démontrent l'antinomie totale entre deux mondes ; un fossé insondable sépare notre civilisation de cet obscurantisme barbare qu'est l'Islamisme radical. Ces gens n'ont pas de limite dans la cruauté, et ils haïssent ce que nous sommes.

Les ennemis peuvent être partout. Ils sont parfois étrangers, originaires de pays voisins ou, comme nous le savons aujourd'hui, cachés parmi les migran
ts.

Mais ils sont aussi français, élevés, soignés par une République qu'ils exècrent. Combien sont-ils dans nos quartiers, dans nos banlieues ? Nous ne le savons pas. Ce que nous savons en revanche, ce que prétendent tous les spécialistes, ce que vient de rappeler encore l’Association des Maires de France, c'est que ce fondamentalisme prospère et se développe dans le communautarisme.

Des soldats se battent pour tenter de réduire cet islamisme, nos policiers font ce qu’ils peuvent pour nous secourir. Nous, personnels politiques, nous devons aussi combattre. Ce combat doit être une lutte sans merci contre le communautarisme islamique auquel nous devons résolument tourner le dos. Nous savons bien que certains l'ont favorisé, y voyant l'hypothèse de succès électoraux. Cette compromission n'aurait jamais dû exister ; depuis le 13 novembre elle insulte nos morts.

Nous souhaiterions qu'avec la connaissance formelle du lien qui unit le communautarisme à l'Islamisme le plus radical, l’Assemblée municipale de Saint-Etienne manifeste le souhait que demain notre collectivité ne prête plus jamais le flanc, ni n'encourage le communautarisme ».

Je vous remercie.
"

Réponse de M. Le Maire :
- " Une fois de plus - et je m'adresse au groupe Front National - que vous dire ?
Je passe sur la rédaction de ce vœu délibérément anxiogène, (vous surfez sur les peurs, nanani, nanana...) un ton qui vise à entretenir de manière consciente, voire cynique, la peur de nos concitoyens
 (Ne vous inquiétez pas ils n'ont pas attendu le FN pour avoir peur...) 
Mais finalement sans elle, comment pourriez-vous continuer à exister ? Vous en avez fait votre "fond de commerce".
 (On pense qu'il a voulu dire "beurre" mais vu les circonstances...)

Afin de ne pas vous faire perdre un temps précieux, nous avons barré les phrases ci-après enduite de mièvrerie insoutenable et sans intérêt !

C’est la peur de l'avenir, parce que la crise économique tarde à se résorber et qu'elle entraîne avec elle une crise sociale majeure.
C'est la peur de l'autre, qu'il vienne de l'étranger, qu'il vienne des pays voisins ou qu’il soit Français s'il ne correspond pas à votre définition de bon Français.


Aujourd'hui, à travers votre vœu - mais c'est bien un trait caractéristique de votre formation partisane - vous ne visez finalement pas d'autre but que de développer, d'entretenir une paranoïa, dans l'espoir qu'elle vous serve de piédestal et que certains s'y réfugient.
 (Heu...non en fait, ça, vous y parvenez très bien tout seul !) 

Vous avez dit dans votre texte qu'il existait une antinomie entre deux mondes. Effectivement, il existera toujours une antinomie entre, d'une part la démocratie libérale fondée sur un Etat de droit qui repose sur des règles juridiques neutres, qui permettent de régir les rapports sociaux tout en garantissant les libertés individuels, et d'autre part des systèmes qui visent à expliquer la complexité de notre monde par des messages simplistes fondés par le détournement de la pensée. (Quel aveu !)

L'islamisme radical tel que vous essayez de le définir détourne le message de l'islam. (Il oublie de dire #PADAMALGAM, le coquin !) Il est l'ennemi de nos démocraties, non pas parce qu'il dérive de l'islam comme vous essayez d'en accréditer la thèse, mais par le détournement qu'il représente de cette religion.

D'ailleurs, malheureusement, l'histoire est riche d'autres épisodes. Nous avons connu l'Inquisition  (Haaaaaa, il en a mis du temps à la sortir, celle-là !) qui prétendait agir au nom du catholicisme, et qui en détournait le sens profond en massacrant des populations. (Rien à voir, mais bon...)

Je pense que le péril qui menace notre République est celui de l'ignorance  (Ha bah ça, au moins on est d'accord !) Et puisque vous interpellez les (ir)- responsables politiques que nous sommes, je pense qu'il nous revient d'éclairer nos concitoyens pour qu’ils puissent se prononcer en toute connaissance de cause, au-delà des messages très simplistes que vous venez de développer.

Je refuse de me laisser enfermer dans ce type de piège grossier destiné à abuser la bonne foi de nos concitoyens, qui sont inquiets
 (Inquiets ? C'est un oephémisme, l'ami !) c'est vrai par les événements terribles survenus à Paris le 13 novembre dernier. Et je dénonce, Madame JEANSON, avec fermeté  (Houlala, on a peeeeur !) la récupération que vous venez de faire des pauvres victimes par votre discours nauséabond (...et hop, encore un élément de langage socialiste !) en renvoyant presque le sang de ces morts sur les décisions que j'ai pu prendre en tant que Maire.

Jusqu'où êtes-vous prêts à aller ? 
 
(Non, en fait, ça, c'est NOTRE question à VOTRE gouvernement..)

Vous souhaitez combattre l'islamisme radical au nom du rejet de l’obscurantisme qui menace la République, et ce que vous demandez au travers du vœu que vous nous proposez de voter ce soir, c'est de vous rejoindre dans cet obscurantisme de votre vision dogmatique de cette République.

Permettez-moi aussi de ne pas comprendre l'allusion que vous avez faite aux Français qui, bien qu’élevés au sein de notre République, « l’exècre au point de perpétrer des actes criminels et terroristes ». Vous visez là ceux qui seraient issus de l'immigration. Mais pour moi, Madame, les terroristes quand ils s'appellent Jean-Marc Rouillan, Nathalie Ménigon,
 Georges Cipriani ou Joëlle Aubron, qui étaient issus du même berceau de l'école de la République quand ils ont basculé dans le terrorisme sous la bannière d’Action Directe, n'en valent pas mieux. (oui et elle dit qu'elle voit pas le rapport...)

Peut-être que le terrorisme « jambon-beurre-Beaujolais » est moins répréhensible à vos yeux que celui de l'islamisme radical (Nous n'avons jamais dit ça, mais si bon...) : pour moi c'est le même. (Ha ben, ce sont les habitants du Beaujolais qui vont être contents de l'apprendre...)

Et puisque vous avez attaqué un certain nombre de décisions que nous avons prises au Conseil Municipal (encore heureux, dis donc !) je vais vous dire que mon rôle de Maire, je le conçois comme celui qui fait en sorte que les Stéphanoises et les Stéphanois, d'où qu'ils viennent, vivent ensemble  (ce même "vivre-ensemble" qui nous a pété à la tronche !?) en bonne intelligence, comme nous avons pu le vivre ce week-end autour de la Sainte Barbe, ou samedi matin au moment de la commémoration des morts pour la France d'Algérie, du Maroc et de la Tunisie. Quand nous avons respecté cette minute de silence devant le monument, il y avait des Tunisiens, des Marocains, des Algériens, des Français, mais tous Stéphanois. (Pourquoi vous sentez-vous obligés d'énoncer leurs origines, alors, y'a un malaise ?)

Quand je prends une décision, la question que je me pose, c'est de savoir si elle nuit à l'intérêt général et si elle nuit à des Stéphanois en particulier. Si je réfléchis à chacun des sous-entendus que vous avez placés dans votre discours, je n'en vois aucun. J'en veux d'ailleurs pour preuve les conséquences des décisions que nous avons été amenés à prendre. Il n’y en a eu aucune de néfaste, et elles étaient toutes en règle avec les lois de la République. (Ouiiii, comme l'Abattoir Halal rue de l'Aprentissage ?) C’est ce qui fait notre force, c'est ce qui fait notre socle.

Romain Gary disait que le patriotisme, c’est l'amour des siens. Je me sens patriote.
(Dit celui qui a troqué son nom lituanien pour un patronyme russe juste après sa naturalisation française...) Et il ajoutait que le nationalisme, c’est la haine des autres. Je vous laisse choisir.

Je vous propose de voter contre ce vœu.
"