- Université d’été du Front National de la Jeunesse, les orateurs se succèdent

Publié le 28 Août 2010

Venant inaugurer cette journée de travaux, Nicolas Bay, conseiller régional de Haute-Normandie, a rappelé combien, pour le Front National, et à l’exact inverse des partis du système, la jeunesse est plus attendue pour ses devoirs que ses droits, et doit y montrer l’exemple. Un constat quelque peu éloigné du faux jeunisme l’UMPS, qui, selon Nicolas Bay,ne pousse pas précisément « à s’impliquer dans la vie citoyenne (…) ce qui est bien trop ringard« . Une voix dissonante donc sur le rôle de la jeunesse au sein de la vie politique française, qui n’aura pas manqué de susciter la curiosité des journalistes de France 5, présents pour l’émission « C dans l’air« , diffusée l’après-midi même. Aussi au coeur de l’intervention de Nicolas Bay, le thème des élections cantonales, dont les prochaines se dérouleront tenues en mars prochain, et – en connaissance de cause – l’absolue nécessité du rassemblement « au-delà de l’esprit de chapelle si propre aux Gaulois »

 

Après une collation rapide, François Cerruti, membre de la Coordination nationale du mouvement et étudiant en lettres classiques à la Sorbonne, prit la parole pour évoquer le choix de Georges Bernanos comme parrain de cette vingt-quatrième promotion du FNJ, succédant à la promotion Jean-Claude Varanne de 2008. Écrivain nationaliste, intellectuel libre et intransigeant, Bernanos, rappela l’orateur, « par honneur envers son honneur« , refusa par trois fois la Légion d’honneur, sa reconnaissance parmi les Immortels de l’Académie française, tout comme le Ministère de la culture que lui proposa de Gaulle. « Un exemple exceptionnel d’abnégation et de modestie, si peu commun à notre époque »

Pour conclure cette journée d’action militante, Philippe Loiseau, conseiller régional du Centre, évoqua la précarité de son quotidien d’agriculteur céréalier : les revenus qui stagnent quand ils ne baissent pas, malgré la hausse constante des prix de tout ce nécessaire au fonctionnement d’une exploitation, une certaine connivence entre pouvoir et syndicat de la FNSEA… Sans parler de la paperasserie invraisemblable de l’Union européenne. Un témoignage authentique d’un artisan anonyme de cette terre de France, pas dupe une seule seconde des basses manoeuvres d’Europe écologie, « les nouveaux Lyssenko« , selon ses propres termes. En ligne de mire, notamment, l’obligation de réduction de moitié de l’usage des pesticides d’ici à 2018, véritable menace pour des rendements déjà sérieusement malmenés.

L’après-midi touchant à sa fin, les étudiants eurent à coeur d’aider à dresser les chapiteaux qui, ce dimanche, accueilleront près d’un millier de participants attendus pour le discours de clôture de Jean-Marie le Pen. Entre temps, se seront succédé à la tribune de l’Université d’été du Front National de la Jeunesse, durant la journée de demain, des intervenants aussi prestigieux que Roger Holeindre et Alain Jamet.