- Réforme des retraites : un nouveau choc d'austérité

Publié le 19 Septembre 2013

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/f/f2/Marine_Le_Pen_-_cropped.jpgCommuniqué de Marine Le Pen, Présidente du Front National

Le gouvernement a présenté ce jour en conseil des ministres son projet de réforme de retraites, lequel s'inscrit dans la continuité des réformes initiées par Nicolas Sarközy sur injonction de l'Union européenne. Rappelons en effet que cette réforme intervient en contrepartie du délai de deux ans accordé à la France par la Commission européenne pour revenir sous la barre des 3% de déficit.

C'est donc un nouveau choc d'austérité qui se prépare pour les Français, et en particulier pour les personnes âgées. Outre la hausse des cotisations salariales et patronales qui vont peser une nouvelle fois sur le coût du travail, on notera le recul inacceptable de la revalorisation des pensions du 1er avril au 1er octobre. Par ailleurs, les familles seront aussi sévèrement touchées puisque le gouvernement prévoit de fiscaliser le bonus de 10% accordé sur la pension des parents d'au moins trois enfants.

Nous rappelons que toute réforme des retraites tendant vers un allongement de la durée de cotisation (43 ans d'ici à 2035) et la hausse  des cotisations sans relance de l'activité et de l'emploi est une réforme inutile et injuste.

Elle pèse lourdement sur les individus mais ne rapporte rien à la collectivité puisqu'elle ne rétablit pas l'équilibre de financement du régime des retraites. Dans notre système par répartition, seule une politique de relance de l'emploi serait à même de régler ce déséquilibre, ce qui suppose, une fois de plus, de changer notre modèle économique. Ce nouveau modèle passerait nécessairement par l'instauration d'un patriotisme économique et la reprise en main des leviers du pouvoir économique : des frontières, une monnaie, et un Etat-stratège.

Dans cette attente, il est impératif d'engager les économies sur la fraude sociale, l'immigration et l'Union européenne qui suffirait déjà largement à combler, sans réforme structurelle, le déficit de financement de notre système de retraites.