- Mis en examen pour avoir tiré sur la police à la Kalachnikov, mais remis en liberté

Publié le 31 Mai 2010

JUSTICE - La cour d'appel de Paris a estimé que le maintien en détention de 3 suspects n'était pas justifié pendant l'enquête...

On peut tirer sur des policiers à la Kalachnikov et être remis en liberté. C'est en effet ce qui est arrivé à trois hommes, mis en examen dans l'enquête sur l'attaque d'un fourgon de police à La Courneuve. Estimant que leur détention n'était «plus nécessaire» aux investigations, la cour d'appel de Paris les a placés mercredi sous contrôle judiciaire. A la «stupeur» du syndicat de policiers Alliance.

Faisant fi des réquisitions du parquet général, les magistrats de la chambre de l'instruction ont infirmé l'ordonnance d’un juge d’instruction de Bobigny de maintien en détention de ces trois hommes, âgés de 24 et 25 ans, déjà condamnés pour des vols notamment.

Des garanties de représentation suffisantes

Ils ont estimé que ces trois personnes disposaient de garanties de représentation (hébergement, promesse d'embauche) suffisantes et que leur maintien en détention n'était «plus nécessaire» à la poursuite de l'enquête. Les mis en examen ont toutefois interdiction de se rendre en Seine-Saint-Denis et de sortir de métropole, et doivent pointer régulièrement dans un commissariat et travailler.

Dans le quartier sensible des 4.000 de La Courneuve, des tirs à l'arme de guerre, dont une Kalachnikov, avaient été essuyés le 17 mai 2009 par un fourgon de police convoyant deux gardés à vue, lors d'un guet-apens tendu par plusieurs personnes. Les syndicats policiers s'étaient alors inquiétés de la montée de la violence en Seine-St-Denis.

J. M. avec agence