- Communiqué de Florian Philippot, Vice-président du Front National

Publié le 31 Octobre 2013

Le nouveau record atteint par la monnaie unique à 1,40 dollar pour un euro est une catastrophe pour notre économie en général et notre industrie en particulier., déjà laminée depuis maintenant près de dix ans par cette même monnaie.

Alors que 95% des pays du globe disposent de leur propre monnaie, la zone Euro (et par extension l'Union européenne) est une anomalie mondiale qui se coupe de la croissance et se prive de toute possibilité de reprise. Les industriels français n'ont aujourd'hui plus d'autres choix que de quitter la France, soit pour l'Allemagne (seul pays réellement bénéficiaire d'une monnaie taillée pour elle) soit pour le reste du monde devant l'absolue passivité de nos gouvernants, à l'image du ministre du Commerce extérieur, Nicole Bricq, constatant ce matin, sans même le déplorer, qu'Airbus s'apprête à ouvrir une chaîne d'assemblage dans l'Alabama pour contrer les effets d'un euro trop cher. Dans ces conditions, il ne fait d'ailleurs plus aucun doute que l'accord sur le grand marché transatlantique actuellement en négociation sera cataclysmique pour notre économie, et que l'on assistera, impuissants, à une nouvelle vague de délocalisations massives.

Le refus obstiné de l'Allemagne et de la BCE de faire baisser le niveau de la monnaie unique nous condamne à l'asphyxie économique.

Il est vital de retrouver les marges de manoeuvre d'une politique monétaire conforme aux intérêts de la France. L'euro est un fiasco auquel nous devons mettre fin.

L'euro tue notre économie et assèche nos finances publiques avec des plans de renflouement à répétition.

Retrouver progressivement une monnaie nationale adaptée, une politique monétaire souveraine, c'est au contraire retrouver l'une des armes  qui avec un protectionnisme intelligent permettra à la France de rebâtir son économie et de restaurer son modèle social.

Faute de changement radical dans notre politique économique, nous continuerons à nous enfoncer dans le cercle vicieux de l'austérité, de l'hyper-fiscalité et de la dette, tout en supposant les effets désastreux d'un chômage de masse chaque jours plus important.