- Article du Progrès résultats 1er tour présidentielles

Publié le 23 Avril 2012

DU ROANNAIS AU GIER, L’EMPREINTE DE MARINE LE PEN DANS LES ZONES RURALES

Du Roannais au Gier, l’empreinte de Marine Le Pen dans les zones ruralesFront national. Si la candidate frontiste ne fait pas aussi bien que son père en 2002, une vague bleu marine s’est abattue sur les communes rurales de la Loire, où Marine Le Pen enregistre des suffrages de plus de 30 %.

«Tiens tout a changé ce matin. Je n’y comprends rien. C’est la fête, c’est la fête ». Ces paroles de Michel Fugain, les frontistes les ont sans doute entonnées, hier, soir. Dans leur QG stéphanois, les militants montent leur sono d’un ton. Pas pour écouter les interventions de Marine Le Pen sur les plateaux télé mais pour fêter les très beaux scores de leur candidate qui décroche la très convoitée troisième place de cette présidentielle avec entre 17 et 18 % des voix. Cette marche sur le podium, la candidate l’obtient aussi dans la Loire où elle culmine, même à

21,55 %. Elle fait donc encore plus fort, ici, qu’ailleurs. Pourtant si elle enregistre peu ou prou les mêmes résultats que son père en 2002 (21,67 %), elle demeure au troisième rang du classement départemental.

Alors que Jean-Marie Le Pen caracolait largement en tête.

En revanche, sur certaines zones de la Loire, notamment rurales, voire très rurales, on découvre que Marine Le Pen arrive largement en tête. Et même très largement. C’est Combre qui affiche le record de voix pour le Front national. Cette petite commune du Roannais de 421 âmes a plébiscité le Front national à 37,02 %.

Loin d’être une exception. Dans nombre de villages du Forez, du Gier, du nord du département, Marine Le Pen se classe largement en tête. « Contrairement à ce que l’on dit ce ne sont donc pas les classes populaires qui votent pour elle, mais ceux qui ont peur de perdre quelque chose » analysaient, hier, deux observateurs politiques aux regards acérés. La sociologie de ces lecteurs, beaucoup vont tenter de la décrypter pendant

l’entre deux-tours.

Véronique Miot le progrès