- 8,6 MILLIONS D'EUROS POUR LES « CLANDESTINS » DE LA LOIRE

Publié le 27 Juillet 2011

Si vous partez en vacances au dernier moment, que vous peinez à trouver un gîte mais souhaitez éviter l'inconfort du camping, « Minute» vous donne la solution : faites- vous passer pour un immigré clandestin! Le truc marche à coup sûr, au moins dans le département de la Loire, en Rhône-Alpes. Là-bas, depuis que les centres d'hébergement débordent à cause du nombre d'immigrés illégaux, la préfecture a décidé de loger les nouveaux demandeurs d'asile ... à l'hôtel !
Le département accueille actuellement 1200 illégaux sans logement. Une soixantaine s'y ajoute chaque mois. Problème: il n'y a que 340 places en centres d'accueil. 850 demandeurs d'asile sont donc logés dans des hébergements d'urgence, dont plus de 500 répartis dans une quinzaine d'hôtels. Total de l'ardoise: plus de 3 millions d'euros pour les centres d'accueil et plus de 5,6 millions d'euros pour l'hébergement d'urgence. Soit un total de 8,6 millions pour loger les clandos.
Face à la colère des contribuables, le préfet ne se démonte pas: « L'État contribue à la prospérité de l'économie hôtelière d'une bonne partie du département.
Pour les hôteliers, c'est une bénédiction de voir leurs établissements remplis, parfois à 100 % d'étrangers. rai sauvé la situation de nombreux établissements de ce département en leur demandant gentiment d'accepter des immigrés que je suis tenu de loger. n n'y a jamais de malheur complet».
Une TV sinon rien
Tout le monde n'est pas de son avis. Le propriétaire d'un petit hôtel de l'agglomération stéphanoise a accepté de témoigner dans les colonnes du quotidien local « Le Progrès». Son hôtel dispose d'une vingtaine de chambres, dont 5 sont louées à l'année à des immigrés illégaux.
Pour 10 euros la nuit, ce propriétaire héberge les clients de la préfecture depuis une dizaine d'années. L'ennui, c'est que ces derniers finissent par croire que ce sont eux qui paient la note: « Je me souviens, au début, les demandeurs d'asile arrivaient de pays extrêmement pauvres, de pays en guerre. ils étaient dans un état physique épouvantable, très éprouvés. Aujourd'hui, ils ont une vision différente. Sans doute, leur a-t-on fait miroiter l'Eldorado. Et quand ils arrivent en France, ils ont des exigences. Certains sont même violents et il n'est 
pas toujours facile de se faire respecter
et de faire respecter les lieux. »
Le propriétaire poursuit son témoignage par une anecdote vécue la semaine dernière: « J'ai accompagné une famille de demandeurs d'asile jusque dans leur chambre. Mais quand ils ont vu qu'il n'y avait pas de télévision, ils ont claqué la porte et sont repartis ... »
Et une nuit en garde à vue avant de les renvoyer d'où ils viennent, ça ne serait pas plus confortable pour tout le monde?

Source : Minute du 27 juillet 2011