Publié le 11 Août 2011

Retombées économiques du tourisme ou pas, les habitants de Lloret-de-Mar, à la frontière franco-espagnole, n’en peuvent plus du comportement agressif des individus venus des banlieues parisienne, lyonnaise ou marseillaise.

Dans son édition du 6 août, Le Parisien a interrogé plusieurs d’entre eux et le constat est frappant : qu’ils l’avouent avec gêne ou de façon « décomplexée », ce sont bien les jeunes « français d’origine immigrée » qui posent problème : « Ils se tiennent mal, ils parlent mal […], ils sont agressifs ».

Grande différence avec la France, personne ne s’offusque de voir les policiers faire leur travail…

Publié le 11 Août 2011

Vu la gravité de la situation économique, Marine Le Pen interrompt ses vacances pour tenir une conférence de presse exceptionnelle sur la crise ce jeudi 11 août.
 
     marine-le-pen-une-jpg_64737-300x192.jpg
 
Je vous remercie de votre présence pour cette conférence de presse un peu particulière. L’accélération dramatique de la crise économique et financière a en effet justifié que j’interrompe mes congés et que je demande à mes équipes d’en faire autant, afin de permettre aux Français de connaître les très graves problèmes qui se posent et de proposer nos solutions.
L’heure n’est plus aux opérations de communication mises en scène pour faire croire qu’on est mobilisé, comme l’Élysée le fait depuis des mois, mais à l’action. Voilà pourquoi cette conférence sera assez brève, et qu’elle me permettra de faire des propositions extrêmement concrètes. Je demanderai à Nicolas Sarkozy de prendre tout de suite plusieurs mesures précises, et de rompre avec le brassage de vent électoraliste. Je l’inviterai aussi solennellement, dans l’intérêt des Français et au nom de la démocratie, à prendre quelques engagements essentiels.
Une crise inéluctable, anticipée par le Front National
En introduction, je voudrais préciser qu’au Front National nous ne sommes pas surpris par l’accélération de la crise. Vous pouvez reprendre toutes nos interventions publiques depuis 2008 : nos analyses nous ont toujours laisser penser que la crise n’était malheureusement pas terminée, et que les plus grosses difficultés étaient encore devant nous.
Contrairement au gouvernement, contrairement à Nicolas Sarkozy et à Christine Lagarde, nous n’avons jamais joué le mensonge, la manipulation par un optimisme irresponsable et faux. Nous avons estimé que notre devoir était d’être le plus proche possible de la réalité et de dire la vérité à nos compatriotes.
Aujourd’hui, à l’Élysée ou rue Solférino, on ne comprend pas ce qui se passe, on est perdu, on panique. On sent bien que l’heure est grave, mais on ne sait pas pourquoi. On convoque en toute hâte ses experts, pour essayer de saisir le sens de cette bourrasque financière qui est en train d’emporter le continent.
Mais si l’on est à ce point à côté de la plaque, c’est qu’on a, chez Nicolas Sarkozy comme au PS, toujours voulu éviter de voir la réalité en face et s’atteler aux problèmes de fond. C’est qu’on a toujours été dans le déni. Regardez le « projet », le soi-disant projet, du Parti Socialiste : pas un mot sur l’euro, sur la financiarisation de l’économie, sur les problèmes fondamentaux qui sont à la base de la crise actuelle.
Depuis deux ans, nous étions habitués à la doxa gouvernementale sur la reprise « convalescente » de la croissance économique, mais en réalité il s’agit bien d’une « re-crise » du système d’une ampleur sans précédent dans l’histoire.
À ce titre, je vous rappelle que dès le 24 juin 2008, le Front National avait annoncé les lourdes conséquences actuelles :
  • Une crise politique et institutionnelle du modèle fédéraliste de l’Union Européenne.
  • Et une désintégration du système monétaire, financier, bancaire, financier et social
De même en février 2009, Jean-Marie Le Pen avait écrit à Monsieur Sarkozy pour lui demander de prendre des mesures conservatoires pour la France ainsi qu’aux présidents des institutions de la République pour réclamer une commission d’enquête parlementaire sur les origines de la crise. Bien entendu, il n’en fut rien !
Je rappelle que de notre côté, dès la création de l’euro, nous avons pointé le caractère non viable de cette monnaie unique, et lors du déclenchement de la crise de l’euro, nous avons précisé que tels des dominos les pays de la zone euro tomberaient les uns après les autres tant qu’on ne réglerait pas le problème à la racine. Après la Grèce et l’Irlande, j’ai plusieurs fois cité le Portugal, qui est tombé en 2010, et l’Espagne et l’Italie, qui sont aujourd’hui dans l’œil du cyclone.
Avec le dédain que permet l’onction du Système, on m’a souvent ri au nez.
Depuis 2008, à chaque accalmie boursière on nous a dit que la crise était finie, que l’euro était sauvé. Encore le 21 juillet, on nous a dit que le Sommet européen de Bruxelles, pour renflouer la Grèce, avait tout réglé. Il n’a pas fallu une semaine pour que tout s’effondre à nouveau !
En réalité, tout se déroule en parfaite conformité avec les anticipations du Front National et le Système, lui, s’est très lourdement trompé.
Ayant seuls compris le sens profond de la crise qui chamboule en ce moment le Vieux continent, nous sommes aujourd’hui les seuls en mesure d’y apporter de vraies réponses, saines et durables. Pendant ce temps-là, au PS comme à l’Élysée, on joue au concours dérisoire de la plus belle rustine ! C’est à qui construira la plus jolie petite digue de sable, devant cette déferlante qui emporte tout sur son passage !
Il est temps de passer aux choses sérieuses.
La faillite d’une idéologie
Je n’ai pas de mérite particulier à avoir vu juste. J’ai simplement choisi de ne pas me laisser enfermer dans la pensée unique, j’ai consulté des économistes, pas forcément ceux du système, ceux qu’on voit tout le temps partout, ceux qui n’ont jamais rien vu venir et qui disent toujours la même chose. J’ai demandé à mes experts et conseillers de s’informer à toutes les sources. J’ai accepté de tout entendre, et de refuser d’avoir quelque œillère idéologique que ce soit, à l’inverse de Nicolas Sarkozy et du PS qui n’agissent pas par pragmatisme mais par dogmatisme.
L’UMP et le PS sont depuis le début de cette crise dans l’idéologie la plus totale. Ils ne cherchent pas à prendre les mesures qui seraient bonnes pour la France et l’Europe, mais ils cherchent à maintenir un système en place. Ils cherchent à adapter la réalité à leur idéologie. Résultat, ils vont d’échec en échec, de catastrophe en catastrophe. Ils appauvrissent les Français et le pays.
C’est ce qu’on appelle la faillite d’une idéologie.
Cette idéologie c’est celle de l’ultralibéralisme, du libre échange total, de la soumission de l’homme à l’économie, du court-termisme, de la recherche hystérique du profit maximum, de l’abandon du bon sens et de l’économie réelle au bénéfice exclusif d’une économie virtuelle aux mains d’une hyper-classe et au détriment des peuples.
Dogme central de cette idéologie, l’euro. Nicolas Sarkozy et le gouvernement s’acharnent à le « sauver à tout prix » comme le dit le président de la République lui-même… Depuis 2010, on ne cesse de multiplier les réunions de crise, les sommets officiels, les plans de renflouement pour sauver les victimes chaque trimestre plus nombreuses de la crise finale de la monnaie unique.
C’est parfaitement absurde. C’est faire de la politique en dehors de la réalité. L’euro est mort. Il n’a pas fait ses preuves. Il n’est pas viable. C’est tout.
Et ce n’est pas dramatique. Il faut juste l’accepter, et cesser d’être en permanence tourné vers le passé pour tenter de ranimer ce cadavre qui nous aura tant fait souffrir. Il faut aller de l’avant, regarder vers l’avenir, dans l’intérêt de nos pays, de nos peuples, des générations futures.
D’une manière plus générale, agir pour le bien commun, ce n’est pas servir une idéologie délétère. On ne doit pas prendre à la hâte, sans débat, des décisions qui engagent à ce point l’avenir de notre pays pour suivre une idéologie dictée par quelques banques, quelques grands patrons du CAC 40, quelques fonds de pension ou par madame Parisot !
Reprendre le gouvernail
Toutes mes propositions pour remettre la France d’aplomb et la sortir de cette horrible crise de la dette contrecarrent cette idéologie mortifère. Mes propositions n’ont qu’un seul but : désendetter la France, et préserver l’avenir de nos enfants et de nos petits-enfants, très sérieusement obéré par l’irresponsabilité de ceux qui nous dirigent.
D’abord, il faut que l’État et la politique reprennent le gouvernail du bateau France. Depuis le vote en 1973 d’une loi imposant à l’État de se financer sur les marchés financiers (je reviendrai sur ce point plus tard), nos politiques, qu’ils soient de gauche ou de droite, ont abdiqué. Depuis 30 ans, au gré des alternances aussi inutiles qu’illusoires, droite et gauche ont renoncé à travailler au service de l’intérêt général. Ils ont passé le gouvernail aux marchés et aux banques.
Je pense que si la crise actuelle n’a qu’un seul mérite, c’est de montrer très clairement cette réalité aux Français : les dirigeants politiques ne font plus la politique de la France, ce sont les marchés et les banques internationales qui font la politique de la France. Nos politiques sont totalement soumis à la finance internationale.
Ils ne peuvent donc pas sortir le pays de la crise. Ils ne peuvent pas remettre la France sur un sentier de croissance, de pouvoir d’achat et d’emploi. Ils sont pris à leur propre piège. Ils ne sont plus crédibles.
Il est urgent de le dire avec force aux français : le système ne peut pas réformer le système.
Ceux qui ont vendu aux marchés financier, à vil prix, notre souveraineté, c’est-à-dire notre liberté de peuple, ne nous la rendront pas.
Il est illusoire et même suicidaire de confier l’avenir des générations futures à ceux qui ont réinstauré une forme d’esclavage pour dettes supprimé il y a plus de 2500 ans par le grec Solon.
Un ancien premier ministre de la France, Jean-Pierre Raffarin, l’a d’ailleurs dit publiquement en juillet dernier : en 2012, il faudra séduire les Français, mais aussi les fonds de pension a-t-il avoué. Autre exemple, la réforme des retraites, que j’ai jugée inutile et injuste, a presque ouvertement été dictée par les agences de notation.
Et aujourd’hui on constate que Nicolas Sarkozy et le gouvernement courent après des marchés devenus fous de cupidité, qu’ils adaptent leur calendrier aux exigences de spéculateurs qui n’ont aucune limite dans leurs exigences, qu’ils promettent des sommes faramineuses pour rassurer des banques toutes plus avides d’argent public les unes que les autres. Au passage, vous remarquerez à quel point la situation actuelle casse le mythe de ce « président protecteur ».
En rien Nicolas Sarkozy ne protège la France et les Français, bien au contraire ! Il ne fait que les précipiter sous le joug des marchés et il les emmène vers la ruine ! S’il protège quelqu’un, ce sont les marchés !
Cette politique de soumission aux marchés, qui pour moi n’a plus rien à voir avec la vraie politique, est vouée à l’échec et condamne les peuples à l’asphyxie.
Cesser toute participation aux plans de renflouement
Dans l’immédiat, je demande à Nicolas Sarkozy que la France revienne dès aujourd’hui sur le plan de renflouement de la Grèce décidé à Bruxelles le 21 juillet dernier.
Comme l’a avoué François Fillon, ce nouveau plan alourdira de 15 milliards d’euros supplémentaires notre dette publique, qui a déjà explosé sous Nicolas Sarkozy. Ce dernier est le champion incontesté de la dette. En effet, sur 1.650 milliards de dettes, 500 milliards sont imputables exclusivement à Nicolas Sarkozy, es qualité de président de la République. Vous me permettrez donc de considérer qu’avec un pareil résultat, Nicolas Sarkozy est aussi légitime pour imposer « la règle d’or » de maîtrise des déficits que Mesrine pour réformer le code pénal.
Ces 15 milliards s’ajoutent aux 17 milliards du premier plan grec décidé en 2010, et aux plans irlandais et portugais.
Déjà, on nous dit qu’il faudrait élargir les capacités du FESF, le fonds que les pays de la zone euro abondent pour renflouer les victimes de la monnaie unique. Il faudrait le porter à 2000 voire 3000 milliards d’euros, nous dit-on. La quote-part de la France étant de l’ordre de 20 %, cela signifierait un engagement de la France à hauteur de 400 ou 600 milliards d’euros, beaucoup plus que le budget annuel de l’État ! C’est tout simplement fou.
À ce titre, la folie qui frappe nos institutions est telle qu’elles se mettent en toute impunité à violer les propres règles qu’elles ont édictées. Ainsi, souvenez-vous que la classe politique a imposé de force au peuple français le Traité de Lisbonne pourtant rejeté par référendum. Or, en rachetant les titres des États italien, espagnol, grec, la BCE viole les traités de Maastricht et Lisbonne.
On peut donc se poser la question : sommes-nous encore dans un État de droit ? Sur quels fondements juridiques la BCE agit-elle ? Avec quel mandat ? Quelle légitimité ? Quel cadre légal ? Sommes-nous encore dans un processus démocratique ? Et comment le président de la République peut-il cautionner des violations aussi flagrantes des Traités internationaux qu’il a imposés aux Français contre leur volonté.
On peut même affirmer qu’une plainte contre la BCE devant la Cour de justice européenne aurait toutes les chances de prospérer.
Je le dis donc le plus clairement du monde : la France ne doit plus verser un seul centime aux pays de la zone euro victimes de la monnaie unique. Chaque milliard versé est un milliard brûlé dans l’incendie de la dette. Chaque milliard versé alourdit notre propre dette, ce qui est totalement déraisonnable dans le contexte actuel. Chaque milliard versé nous enfonce dans le surendettement.
D’autant que ces plans de renflouement, tous ces dizaines de milliards versés ne servent strictement à rien : le premier plan grec a lamentablement échoué. La dette a continué d’exploser, les taux d’intérêt aussi, et en contrepartie le peuple grec est saigné à blanc par un effondrement des pensions, des salaires, des traitements des fonctionnaires et une privatisation généralisée des services publics et du patrimoine national grec.
Aujourd’hui, c’est l’Italie qui se voit sommée dans une lettre secrète adressée par la BCE de mettre en place un grand plan de privatisation de ses services publics, patrimoine des Italiens.
Le seul moyen d’aider les peuples de la zone euro est de prendre acte de l’échec de la monnaie unique, et de préparer la sortie concertée de l’euro, d’anticiper la fin de l’euro plutôt que de la subir. Elle est maintenant inéluctable, il faut agir vite. Ne nous laissons pas déborder par les événements !
Avec la crise de la dette aux États-Unis, on voit d’ailleurs qu’un argument des tenants de l’Union européenne est tombé : on ne s’en sort pas mieux en étant « le plus gros possible ». 50 États fédérés aux États-Unis, la première puissance économique du monde, et pourtant l’échec total. Par contraste, des pays comme le Danemark, la Suède ou la Suisse, tous en dehors de l’euro voire de l’Union européenne pour la Suisse, s’en sortent bien mieux que nous, et depuis fort longtemps.
Contre la fédéralisation de la zone euro
La fédéralisation de la zone euro pour tenter de sauver l’euro à tout prix, cette « gouvernance économique européenne vers laquelle nous irions à marche forcée » pour reprendre les mots de l’inénarrable Alain Minc, je la combattrai ardemment et j’éviterai à la France de s’y soumettre.
Je la combattrai parce qu’elle est une utopie extrêmement dangereuse.
Que signifierait en effet ce fédéralisme ?
D’abord l’écrasement définitif de la démocratie, au profit d’une superstructure européenne encore plus puissante, encore plus lointaine, encore moins légitime qu’aujourd’hui.
Le fédéralisme, les Français doivent savoir ce que cela signifie : cela veut dire que des bureaux à Bruxelles décideraient de nos politiques publiques : la défense, la sécurité, l’école, la santé. Ils décident déjà aujourd’hui de bien trop de choses, dans la plus parfaite opacité. On le voit avec le rôle qu’essaie en ce moment de jouer la BCE, qui donne des directives d’une précision effroyable aux pays qu’elle vient renflouer, comme l’Italie, ce qui constitue un parfait déni de démocratie.
Fédéraliser la zone euro, cela signifierait aussi le transfert d’une part conséquente des budgets nationaux au budget européen et donc un partage de la dette de tous les pays membres qui a atteint dans certains États des proportions hallucinantes. Les pays les plus vertueux de la zone euro se retrouveraient dans une situation bien moins tenable, et souffriraient d’un véritable nivellement par le bas. Un budget européen, c’est aussi un transfert massif d’argent des pays les plus riches vers les pays de la zone euro les plus pauvres, au sud et à l’est.
Nous avons suffisamment de pauvreté, de misère, de chômage chez nous pour refuser de voir des dizaines de milliards d’euros français, gagnés grâce au travail des Français, versés à d’autres pays. Nous avons suffisamment de dette pour refuser de payer celle des autres. Les Allemands l’ont bien compris, eux qui refusent désormais tout effort supplémentaire pour renflouer les caisses des autres pays.
Mais surtout, fédéraliser la zone euro, ce serait aller à l’encontre de la réalité, comme on l’a fait avec la mise en place de la monnaie unique, et chacun sait qu’on n’obtient rien de bon quand on va à l’encontre de la réalité. La réalité en Europe ce sont les États, les nations, les peuples, divers et riches de leur diversité. La France n’est pas le Kansas. L’Allemagne n’est pas la Floride.
Je le dis très clairement : il n’existe pas de solidarité naturelle suffisamment forte et historiquement ancrée entre les peuples européens pour qu’ils acceptent de partager leurs dettes, pour qu’ils acceptent de payer les uns pour les autres, pour qu’ils acceptent de ne plus pouvoir décider de l’allocation de leurs propres ressources.
La fédéralisation de la zone euro nous mènerait à d’effroyables conflits entre les nations dont nous voyons poindre aujourd’hui les prémices. Je n’hésite pas à le dire, la fédéralisation de l’Union européenne, ce serait non seulement la ruine généralisée, mais à terme, la guerre.
Voilà donc la seconde chose que je demande solennellement à Nicolas Sarkozy : qu’il prenne l’engagement devant les Français, dès maintenant, de ne pas embarquer notre pays dans la voie de la fédéralisation européenne.
Tout semble nous indiquer aujourd’hui que c’est justement Nicolas Sarkozy, manifestement inconscient, qui nous entraîne dans cette direction. Mais cette folie est partagée, puisque sur ce sujet aussi, c’est le consensus absolu entre l’UMP et le PS.
Ces partis irresponsables, vendus aux marchés, poussent aux pires décisions. Mais, heureusement, très heureusement pour la France et les Français, l’Allemagne, elle, n’a pas oublié ses intérêts nationaux et tient bon en refusant cette funeste perspective. Nous devons compter sur le bon sens de l’Allemagne pour nous extraire de ce chemin très dangereux.
Je mènerai en France le front du refus de la fuite en avant vers la fédéralisation pour sauver l’euro à tout prix. Ce sera un enjeu essentiel pour la présidentielle de 2012.
Certains, comme Jean-Luc Mélenchon, Jean-Pierre Chevènement ou Nicolas Dupont-Aignan émettent sur les thématiques économiques et financières des idées qui peuvent pour certaines aller dans le bon sens, mais ils ne sont pas clairs sur cette question centrale du fédéralisme : je suis la seule qui porte un projet entièrement cohérent, et je suis aussi la seule qui ait la surface politique, le soutien populaire suffisants pour prendre la tête de ce front de résistance et de redressement.
Je crois moi à la démocratie, aux valeurs de notre République, et je n’abandonnerai pas le peuple français à la folie de dirigeants inconséquents.
Rompre avec le modèle économique ultra-libéral
La voie de la liberté du redressement et de la prospérité passe par une rupture franche avec le modèle actuel.
Il est ainsi incontournable de :
- Reprendre le contrôle du processus financier et revenir sur la privatisation scandaleuse de l’argent public issue de la loi Pompidou Giscard de 1973.
- Imposer que la création de monnaie revienne aux États représentant de l’intérêt général.
- Œuvrer à la réintroduction d’un étalon polymétallique (or, argent, platine…) au niveau du système monétaire international afin de mettre fin définitivement à la spéculation des prédateurs internationaux.
- Refuser de faire payer la crise aux Français en sacrifiant sur ordre de la troïka (UE, FMI, BCE) notre système de protection sociale et nos services publics.
- Réarmer notre pays contre la mondialisation par la restauration d’un État stratège, fer de lance de la réindustrialisation de la France.
- S’opposer à la tyrannie d’un libre échange échevelé et d’une concurrence mondiale déloyale qui sacrifie nos entreprises et nos emplois.
- Rétablir l’échelle mobile des salaires, supprimée par les socialistes afin de permettre aux salaires à proportion de l’augmentation constatée des prix
- Retrouver la maîtrise de nos frontières en rétablissant un contrôle des flux de capitaux, de marchandises et de personnes
En bref, refermer la parenthèse du modèle mondialiste imposé dans les années 70 au bénéfice d’un modèle de patriotisme économique qui a lui largement fait ses preuves dans le passé en France et encore aujourd’hui dans le passé.
Des mesures pour le désendettement
L’arrêt de la participation de la France aux inutiles et coûteux plans de renflouement des pays victimes de l’euro, la restauration d’un cadre européen réaliste fondé sur la liberté des nations sont une première réponse immédiate à la crise.
Mon plan de désendettement de la France repose aussi sur d’autres mesures concrètes qui peuvent être mises en application très rapidement :
- D’abord, je l’ai dit ; l’État doit reprendre le contrôle de la politique économique de la France, après des décennies d’abdication face aux marchés financiers.
En particulier, l’État doit retrouver la possibilité d’emprunter directement à taux très bas ou à taux nul auprès d’une Banque de France restaurée dans ses prérogatives, alors que depuis une loi de 1973, confirmée par les Traités européens, les marchés et les banques ont le monopole du financement de l’État.
Notre dépendance de plus en plus forte vis-à-vis des marchés vient précisément de là : parce que c’est à eux exclusivement qu’on peut emprunter, parce qu’ils ont un monopole et qu’ils peuvent nous imposer leurs conditions, nous imposer des taux d’intérêt élevés. Parce qu’ils peuvent donc spéculer sur notre dette. Et parce que cette dépendance vis-à-vis des marchés donne évidemment une influence démesurée aux agences de notation, devenues plus puissantes que nos gouvernements fantoches.
L’État doit reprendre le contrôle de la politique monétaire, de la politique budgétaire et de son financement. L’État fort que je propose doit taper du poing sur la table face aux spéculateurs et les pénaliser en tapant là où ça fait mal : au portefeuille.
À ces conditions, le retour à un taux supportable de dette publique, de l’ordre de 30 % du PIB, est possible en 2025, sans saccage social.
Ensuite, l’État doit faire le tri entre la bonne et la mauvaise dépense publique et imposer la baisse drastique de la mauvaise dépense publique. La bonne dépense publique, c’est la seule malheureusement que Nicolas Sarkozy attaque, alors qu’il faut au contraire la préserver : l’école, la sécurité (3.000 postes de policiers et gendarmes en moins chaque année depuis 2005), les retraites, la santé ou la justice.
En revanche, on laisse prospérer la mauvaise dépense publique, on l’encourage. Je pense au coût de l’immigration régulière et irrégulière (évalué par l’universitaire Jean-Paul Gourévitch à une trentaine de milliards d’euros par an) : je propose qu’on passe dès 2012 de plus de 200.000 titres de séjour accordés comme en 2010 à moins de 20.000 par an.
Je vise aussi le coût des dérives de la décentralisation : à ce sujet, je demande une grande simplification administrative, par la suppression notamment de l’intercommunalité qui coûte 4 milliards par an d’après la Cour des comptes, et un transfert de ses compétences vers les communes et les départements.
Je pense aussi au coût de la fraude sociale, évalué par un récent rapport parlementaire à 20 milliards d’euros par an. Ce ne sont pas les annonces électoralistes de Monsieur Mariani qui y changeront quelque chose.
Il faut s’attaquer au cœur du problème : organisons une grande opération de contrôle des cartes vitale notamment, sur 3 mois, et désactivons les 10 millions de fausses cartes vitale.
Croisons les fichiers fiscaux et sociaux. Lançons une vaste opération de contrôle des trains de vie suspects, dans certaines cités notamment où on touche le RSA tout en garant une grosse berline devant chez soi. Je demande une réévaluation des moyens accordés aux services de contrôle de l’État, fiscaux et sociaux, laminés par la révision générale des politiques publiques conduite par le gouvernement Sarkozy : voilà un peu de bonne dépense publique pour mieux faire la chasse à une énorme mauvaise dépense publique.
La mauvaise dépense publique, c’est aussi le coût des guerres meurtrières et inutiles, menées par Nicolas Sarkozy pour plaire à Washington : guerre d’Afghanistan, guerre de Libye. Ces guerres tuent nos soldats, arrachent à la France ses enfants, et nous ont déjà coûté des milliards. Quittons le sol afghan et le ciel libyen dès le 1er septembre.
Je demande enfin qu’on cesse de verser chaque année 20 milliards d’euros au budget de l’Union européenne pour n’en récupérer que 13, aides agricoles comprises. Nous devons équilibrer ce que nous versons et ce que recevons, ce qui nous fera gagner 7 milliards par an. Cela suppose de mieux savoir négocier à Bruxelles, comme ont su le faire les Anglais.
- Enfin, il n’est plus tolérable que ceux qui ont d’énormes moyens ne participent pas à la solidarité nationale et au désendettement comme ils le devraient. La France ne doit plus être un paradis fiscal pour les très grands groupes et les très grandes fortunes. Il n’est pas normal que dans notre pays les grands groupes du CAC 40 ne paient en moyenne que 8 % d’impôt sur les sociétés, contre 33 % pour les PME. Il n’est pas normal que les très grandes fortunes paient parfois moins en proportion de leurs revenus que les classes moyennes.
Je détaillerai dans quelques mois mon projet fiscal, mais je propose dès aujourd’hui quelques mesures très concrètes : la révision du régime fiscal de groupe français, l’un des plus favorables du monde pour les grandes entreprises. L’instauration d’un impôt sur les sociétés progressif, pour que les PME soient moins accablées et paient moins d’impôt que les grands groupes.
Des mesures sont possibles tout de suite. Comme j’ai eu l’occasion de l’écrire à Christine Lagarde, directrice générale du FMI à qui j’ai adressé le 28 juillet dernier un courrier public en réponse à son rapport annuel sur la France, je suis persuadée que le redressement de la France et son désendettement sont possibles, à condition de sortir des sentiers battus.
Je refuse d’offrir comme seule perspective à mon peuple de la sueur et des larmes. Le désendettement est possible en suivant le plan que je viens de dessiner, il peut commencer dès aujourd’hui. Et il peut se faire sans tout sacrifier aux marchés, sans la terrible cure d’austérité qu’UMP ou PS réservent aux Français, et qu’ils essaient de cacher pour passer le cap de 2012. Il est aujourd’hui quasi inéluctable que, malgré l’épouvantable cure d’austérité qui se concocte à Bercy, les marchés financiers auront à très court terme la peau du triple A de la France.
Cela suppose un principe essentiel : reprenons le gouvernail du bateau France, et rompons avec les partis et les hommes qui se sont donnés pour maîtres la finance internationale et les banques.
Je vous remercie.

Publié le 11 Août 2011

 

maitre gilbert collard

 

Aujourd’hui jeudi 11 août, de 10h à 12h30, Gilbert Collard, président du Comité de soutien de Marine Le Pen pour l’élection présidentielle, a participé à l’émission « Les Grandes gueules » sur RMC

Première partie

 

Deuxième partie

 

Troisième partie

 



Publié le 11 Août 2011

 meaux, QUARTIER BEAUVAL, HIER.C’est près du rond-point des Droits-de-l’Homme qu’ont eu lieu les émeutes urbaines contre des policiers, le 2 août au soir, à la suite de l’interpellation d’un homme encagoulé qui circulait sur un scooter.

Meaux, QUARTIER BEAUVAL, HIER.C’est près du rond-point des Droits-de-l’Homme qu’ont eu lieu les émeutes urbaines contre des policiers, le 2 août au soir, à la suite de l’interpellation d’un homme encagoulé qui circulait sur un scooter. | (LP/Jérémy COLLADO)

 

Visages crispés dans la salle, regards amusés dans le box. Hier, au tribunal correctionnel de Meaux, huit jeunes de 18 ans à 25 ans comparaissaient pour une scène d’émeute urbaine dans la soirée du 2 août, près du rond-point des Droits-de-l’Homme, dans le quartier Beauval. L’un d’eux a été relaxé. Les sept autres ont été condamnés à des peines de prison ferme, allant de deux mois à six mois.                   La plupart assorties de sursis. Six des condamnés ont été incarcérés hier soir. Devant le tribunal, certains, au sourire narquois, ne remarquaient pas la gravité des faits qui leur étaient reprochés. Par provocation, plusieurs jeunes avaient lancé ce jour-là, en direction de la police, « Dégagez, le quartier est à nous! »

Le commissaire Philippe Tireloque, qui a dirigé les opérations, tient à rappeler aux émeutiers que « tant qu’il sera commissaire de police à Meaux, ses hommes iront partout dans la ville, et qu’il ne tolérera aucune zone de non-droit ». Il raconte la flambée de violence qui n’a pas duré plus de vingt minutes mais qui présentait « une rare intensité ».

1 000 € de dégradations


« Tout a démarré avec l’interpellation d’un homme encagoulé qui circulait sur un scooter, explique le commissaire. Rapidement, l’équipage de trois agents s’est trouvé face à de jeunes hommes déterminés qui arrivaient de toutes parts. Ils cherchaient l’affrontement avec la police, venant souvent au contact bousculer les fonctionnaires. Puis, les premiers cailloux se sont abattus sur mes hommes et leurs véhicules. Ils ont appelé du renfort. A leur arrivée, ces derniers ont dû reculer devant la déferlante d’émeutiers qui fonçaient sur leurs voitures en lançant des projectiles. Ils pouvaient être entre trente et cinquante, très mobiles. Les policiers rompus à ce genre d’exercice se sont regroupés et sont repartis au contact. Une vraie guérilla urbaine. Des habitants regardaient, passifs, le spectacle de leur balcon. D’autres n’avaient même pas quitté leur terrasse. C’était irréel. »

Bilan : un policier blessé, des dégradations pour un montant de 1000 €, des gaz lacrymogènes et des tirs de flash-ball. Des tirs dont l’un des prévenus, le bras en écharpe, qui assure être « au mauvais endroit au mauvais moment », se dit « victime ». A l’image de son attitude sévère pendant l’audience, la présidente du tribunal, Catherine Morin, lui répond, visiblement énervée : « Les seules victimes dans cette histoire, ce sont les fonctionnaires de police. » S’adressant durement aux prévenus, elle les avertit : « Les quartiers, tout le monde a droit d’y circuler ou d’y vivre paisiblement. Un jour, un policier prendra peur et utilisera son arme. Nous serons tous là pour le regretter mais vous en porterez une part de responsabilité », a-t-elle lancé. L’un des prévenus, en récidive, n’en menait pas large : « J’ai honte d’être ici », a-t-il déclaré, tandis qu’un autre, déjà blessé, se défendait de n’avoir lancé « qu’un bout de pain ». « On ne prend pas part à ces émeutes par hasard, a tranché la présidente, si on le fait c’est qu’on l’a voulu », a-t-elle terminé.

Difficile de contester les faits pour ces adolescents, puisque ce sont les images filmées par vidéosurveillance qui ont permis de reconnaître les auteurs des troubles et de mesurer le degré de participation de chacun. Une méthode d’enquête contestée par l’avocate pendant sa plaidoirie : « Pourquoi ces six-là et pas les autres? » s’est-elle exclamée, rappelant que certains prévenus ont une situation professionnelle stable et « ne passent pas leur temps à affronter la police ».

La substitute du procureur a regretté cette escalade de violence et s’est élevée contre ces jeunes « qui veulent signifier à la République qu’elle n’entrera pas chez eux ». « Ce n’est pas une révolte sociale, c’est un comportement communautaire inacceptable », a-t-elle précisé. L’ambiance était tendue pendant le délibéré, certaines mères de famille regardant leurs fils rejoindre leur cellule avec inquiétude.


à lire : Le Parisien

Publié le 11 Août 2011

Vol, violence, outrages ou menaces, à 24 ans, Saïd Bahmed a déjà un palmarès éloquent et c’était la 3 e fois qu’il faussait compagnie à l’administration pénitentiaire /Photo capture d’écran France 3 Franche-Comté

Vol, violence, outrages ou menaces, à 24 ans, Saïd Bahmed a déjà un palmarès éloquent et c’était la 3 e fois qu’il faussait compagnie à l’administration pénitentiaire /Photo capture d’écran France 3 Franche-Comté

 

Besançon. Le jeune évadé du palais de justice de Besançon qui a défié police et Justice avec un clip diffusé sur Internet puis une interview à la télévision, a été cueilli au petit jour, hier matin, dans sa planque de son quartier

 

Dans sa dernière prestation médiatique, lundi sur France 3 Franche-Comté, Saïd Bahmed assurait bien vouloir se rendre « s’il était placé en détention à Besançon ou dans les environs ».

Un conditionnel qui faisait quelque peu sourire l’autorité judiciaire, et pour cause.

Mercredi matin les gendarmes et policiers qui ont forcé la porte de sa planque ne venaient pas négocier quoi que ce soit mais tout simplement mettre un terme à un mois et demi de cavale. Paradoxalement, les désidérata de l’évadé du palais de justice seront sans doute exaucés.

Placé en garde à vue à la gendarmerie de Besançon, il doit être jugé aujourd’hui en comparution immédiate et, s’il demande un délai pour préparer sa défense, il sera vraisemblablement incarcéré à la maison d’arrêt de la capitale comtoise. En tout cas provisoirement jusqu’à son procès qui serait fixé dans quelques semaines.

Reste que depuis 7 heures du matin hier le jeune délinquant bisontin n’est plus en mesure de fixer des conditions ou de crâner en défiant les forces de l’ordre.

A l’heure du laitier, c’est une équipe mixte de policiers et de gendarmes qui après avoir ouvert plusieurs portes du quartier des Clairs-Soleil a fini par tomber sur la bonne.

A l’intérieur de ce local technique situé au premier étage d’un immeuble, plusieurs jeunes parmi lesquels le très médiatisé Saïd Bahmed. Parfaitement conscient de la fin de son aventure il s’est rendu sans faire de difficultés. Les trois autres jeunes présents ont fait l’objet de contrôles d’identité de la part des enquêteurs. Mais tous étant en règle et inconnus de leurs services, ils ont été laissés en liberté. Transféré à la gendarmerie, Saïd Bahmed a été placé en garde à vue. Il était entendu par les enquêteurs de la brigade des recherches durant la journée sur les circonstances de son évasion du palais de justice le 27 juin dernier.

Après avoir faussé compagnie à son escorte, profitant d’un espace libre sous la porte basculante du garage qui se refermait, le jeune délinquant s’était enfui menotté dans les rues du centre ville.

Après s’être débarrassé de ses entraves, il aurait quitté Besançon, a-t-il assuré aux enquêteurs avant de « naviguer dans différentes villes » puis de rejoindre son quartier de naissance aux Clairs-Soleil. Des déclarations qui faisaient hier « l’objet de vérifications » selon le procureur de la République M. Alain Saffar.

Le magistrat précise que l’arrestation du fuyard a été rendue possible grâce à des renseignements « recoupés », obtenus à la fois par les policiers et les gendarmes. « L’intervention a été décidée alors que nous avions deux points de chute possible. Il était bien dans l’un d’eux » Restent plusieurs questions auxquelles s’efforcent de répondre les enquêteurs. A-t-il bénéficié de complicités lors de sa cavale et lesquelles ? Où a été tourné le clip qui a fait le buzz sur Internet (360 000 visionnages hier en milieu de journée) et dans lequel l’évadé nargue et insulte les forces de l’ordre ? Outre les faits d’évasion, il pourrait d’ailleurs être poursuivi pour outrages comme l’avait indiqué la semaine dernière un substitut bisontin à la suite du visionnage de ce clip. Pour l’heure, sa comparution immédiate cet après-midi devant le tribunal correctionnel de Besançon ne portera que sur sa retentissante évasion en récidive.

Vol, violence, infraction à la législation sur les stupéfiants, outrages ou menaces, le casier judiciaire de Saïd Bahmed porte à 24 ans une vingtaine de mentions.

Une « carrière » entamée lors d’une adolescence tumultueuse, le jeune Bisontin ayant été rappelé à l’ordre par la justice à 8 reprises avant d’avoir atteint sa majorité. Lors de son évasion, il purgeait plusieurs peines à la maison d’arrêt de Châteaudun en Eure-et-Loir et était libérable en février 2012.

Le 27 juin, il était transféré au palais de Justice de Besançon pour y être jugé pour des violences (sans interruption de travail) sur sa compagne et la mère de celle-ci. Des faits qui lui ont valu un an de prison ferme en son absence pour cause d’évasion juste avant l’audience.

D’évidence le jeune délinquant ne supporte guère l’incarcération puisque c’est la 3 e fois qu’il fausse compagnie à l’administration pénitentiaire. Il a déjà été condamné pour une précédente évasion fin 2007 et au mois de mars dernier il récidivait en ne regagnant pas sa maison d’arrêt à l’issue d’une permission de sortie. Dans son clip diffusé sur Internet, il évoque la dureté des conditions de détention et son refus de regagner Châteaudun.

Pascal Busy
à lire sur leprogres.fr link

Publié le 11 Août 2011

    Les extérieurs terminés mettent la mosquée en valeur / Yves Flammin

 

 

Débuté en 2004, le chantier se termine. Aménagements extérieurs et décorations intérieures achevés, il ne reste plus que quelques finitions avant que les fidèles puissent prier dans cette magnifique mosquée

 

Doucement mais sûrement le chantier de la grande mosquée de Saint-Etienne avance en entrant dans sa dernière phase. Il était temps. Car depuis la pose de la première pierre en octobre 2004, l’inauguration a été annoncée à plusieurs reprises puis tout autant repoussée.

Il faut dire que les déboires avec les entreprises n’ont pas manqué tout comme les soucis financiers. D’un projet estimé à 1,2 million d’euros, l’association du centre socioculturel marocain a dû débourser 7 millions d’euros pour cet investissement hors norme. Car la grande mosquée de Saint-Etienne n’aura rien à envier à d’autres. Elle est en passe de devenir un véritable joyau. Les aménagements extérieurs et les espaces verts, réalisés par l’entreprise stéphanoise Déchandon paysage, mettent en valeur l’architecture de la mosquée.

À l’extérieur, le minaret muet de 14 mètres qui se fond dans le paysage, les ouvertures en arcs de pierre sculptée, les fontaines en marbre, sans oublier le sol recouvert de pavés couleur ocre, laissent apparaître un environnement chaleureux.

L’intérieur est majestueux, avec ses portes et sa coupole en bois de cèdre sculpté de laquelle est suspendu un imposant lustre en cuivre comportant 250 ampoules. Splendeur aussi avec les arcades et ornement en plâtre sculpté, les murs et les colonnes recouverts de mosaïques multicolores, la balustrade en bois encadrant la mezzanine qui recevra les femmes lors de la prière. Terminé aussi les espaces réservés aux ablutions et le réseau de caméras qui permettra de filmer chaque prière du vendredi qui sera retransmise dans le monde entier grâce à Internet. Une première en France.

Des travaux réalisés par 54 ouvriers marocains, menuisiers, plâtriers, carreleurs, « qui ont pu venir travailler ici durant 6 mois, grâce à la compréhension et à la détermination du préfet de la Loire qui a permis l’obtention de visas temporaires », souligne Larbi Marchiche le recteur de la grande mosquée de Saint-Etienne.

Aujourd’hui, ce dernier ne veut pas s’avancer sur une date d’inauguration de la mosquée. Il évoque furtivement la fin du premier trimestre 2012. Face aux reports à répétition de l’inauguration, le recteur indique : « Il ne faut pas regretter le retard. Au départ on ne s’imaginait pas l’ampleur du chantier. Quand on voit le résultat, je me dis que ça vaut le coup d’attendre ». Encore un peu de patiente pour voir la clôture en fer forgé posée, le système de sécurité installé et les tapis anti-feu recouvrir les 1 400 m² de surface de la mosquée qui accueillera 2 000 fidèles.

Mais Larbi Marchiche attend surtout le roi du Maroc, Mohamed VI, pour l’inauguration. Reçu à plusieurs reprises par le souverain alaouite, M. Marchiche a su le convaincre afin qu’il aide financièrement cette construction. C’est ce qu’il a fait en apportant 4 millions d’euros sur les 7 millions nécessaires. Et le recteur de se souvenir : « En 2007; sa Majesté m’a promis qu’il viendrait inaugurer la mosquée de Saint-Etienne. Et le roi a pour habitude de tenir ses promesses. J’ai donc bon espoir qu’il vienne ». L’occasion de lui présenter le projet de centre culturel que Larbi Marchiche imagine déjà comme un petit frère de l’Institut du monde arabe à Paris.

C’est peut-être la dernière année que les musulmans, qui fréquentent la grande mosquée de Saint-Etienne, célèbrent le Ramadan sous le chapiteau provisoire. Il est installé depuis mai 2006, par Saint-Etienne Métropole, à quelques mètres de la future mosquée.

« J’espère qu’en ce mois d’août, le Ramadan se déroule bien pour tous les musulmans », souligne Larbi Marchiche.

Le recteur de la grande mosquée de Saint-Etienne est heureux de voir chaque soir, lors de la rupture du jeûne, aux alentours de 22 h 30 selon les soirs, une centaine de personnes se retrouver à la mosquée pour la dernière prière du jour.

Il attend plus de 2 000 personnes pour la « Nuit du destin », celle où Dieu pardonnera les péchés (la nuit du vendredi 26 août au samedi 27 août).

Enfin les musulmans attendront que le Conseil français du culte musulman fixe la fin du Ramadan, probablement le 30 août. Le lendemain sera jour de fête, l’Aïd al-Fitr, où les familles se retrouveront pour le repas.

à lire sur leprogres.fr link

Publié le 11 Août 2011

De bien belles intentions qui pourraient connaître des dérives, selon les syndicats et les associations / Photo Philippe Vacher

 

 

L’opération « Voisins Vigilants » s’étend au Rhône. Selon la préfecture, quatre communes seraient intéressées par ce dispositif controversé qui vise à lutter contre la délinquance.

[...] Inspiré d’un concept mis en place aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, « Voisins vigilants » repose sur la surveillance d’un quartier par ses habitants. Le « veilleur » serait alors indemnisé comme le stipule la loi Loppsi votée en mars. Selon une circulaire du 22 juin, signée par le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, les expériences antérieures « révèlent une baisse significative de la délinquance ». [...]

 

à lire sur leprogres.fr link

 

De bien belles intentions qui pourraient connaître des dérives, selon les syndicats et les associations / Photo Philippe Vacher

Publié le 11 Août 2011

Les citoyens marocains résidant à l’étranger célèbrent aujourd’hui leur journée nationale. Célébration qui se tient à un moment où l’on accorde un intérêt particulier à la communauté marocaine résidant à l’étranger. Ainsi, en prenant en considération les politiques conjoncturelles et les stratégies à long terme, le Maroc célèbre chaque année la journée nationale des Marocains résidant à l’étranger (MRE).

Une occasion de faire le point sur la réalité de cette catégorie des concitoyens marocains et de chercher à relever les problèmes auxquels ils font face et leur donner une occasion de s’exprimer. Or si l’année précédente la priorité avait été donnée à l’attenuation des effets de la crise économique et financière sur cette communauté, cette année cette célébration a un autre goût. En effet, elle a lieu au lendemain de l’adoption par le Maroc d’une nouvelle Constitution qui donne une place de choix aux citoyens marocains résidant à l’étranger.

Justement, après avoir milité, appelé, demandé et fait pression pour que ses droits politiques soient entièrement reconnus, cette communauté a gagné son pari. Il suffit de parcourir les dispositions qui évoquent directement cette catégorie des citoyens marocains pour se rendre compte qu’ils ont eu gain de cause. Dans le premier titre, la loi fondamentale met en avant la défense des intérêts de la communauté marocaine à l’étranger. 

Ainsi, il est spécifié clairement à l’article 16 que «le Royaume du Maroc œuvre à la protection des droits et des intérêts légitimes des citoyennes et des citoyens marocains résidant à l’étranger, dans le respect du droit international et des lois en vigueur dans les pays d’accueil. Il s’attache au maintien et au développement de leurs liens humains, notamment culturels, avec le Royaume et à la préservation de leur identité nationale. Il veille au renforcement de leur contribution au développement de leur patrie, le Maroc, et au resserrement des liens d’amitié et de coopération avec les gouvernements et les sociétés des pays où ils résident ou dont ils sont aussi citoyens.» [...]

 

à lire sur Le Matin.ma

Publié le 11 Août 2011

Premier décompte policier au 4e jour du ramadan version algérienne: 2.000 bagarres qui ont fait 100 blessés, 4 morts et une cinquantaine d'accidents de voitures qui ont fait 19 morts. Mais d'où vient cette violence? Est-elle typiquement algérienne?

 

A la chaleur pénible se conjugue la pratique du ramadan, pendant lequel il faut s'abstenir de se faire introduire tout produit liquide (boissons), solide (aliments), fumeux (tabac), charnel (sexe) ou encore cutané (patchs nicotiniques) et intraveineux (injections de toute substance). Et ce, du lever du soleil (actuellement 4 heures du matin à Alger) jusqu'au coucher (20 heures à Alger) pendant un mois (lunaire, soit 28 ou 29 jours selon les années).

Bref, une épreuve digne d'un parcours du combattant; 16 heures par jour, par 40 à 45 degrés à l'ombre, pour contenter l'un des cinq piliers de l'islam —celui le plus observé par les Algériens et les Maghrébins d'une manière générale.

Car si en Algérie tout le monde ne fait pas la prière, l'un des cinq premiers préceptes avec le ramadan, la chahada (attestation de l'unicité de Dieu), la zakat (aumône aux pauvres) et le Hadj (pèlerinage à la Mecque), en théorie chacun observe le jeune, pratique plus culturelle que religieuse.

D'où le problème d'un bon nombre d'Algériens pas convaincus et ni réellement pieux, mais qui se forcent au jeûne pour montrer leur capacité de résistance. Cette virilité entraîne de fait chaque année des affrontements, bagarres, rixes et empoignades qui finissent mal en général —comme les histoires d'amour. Inquiète, la police nationale a pour la première fois donné des chiffres sitôt les quatre premiers jours du ramadan entamés (le mois de jeûne a commencé en Algérie le 1er août).

Bilan effarant, avec une moyenne de 500 bagarres par jour, qui se sont soldées par la mort de quatre personnes. Violents aussi avec eux-mêmes, une cinquantaine d'accidents de voiture ont déjà été enregistrés, qui ont fait 19 morts. Un ramadan qui démarre donc sur les chapeaux de roue. Loin de la piété, l'essentiel est d'être un homme.

Le jeûne, abstinence totale, entraîne un sérieux problème de manque. En dehors de la déshydratation et de la chaleur qui occasionnent des délires, le problème va du simple sevrage café-tabac qui rend passablement nerveux, au manque de cannabis, avec une anxiété supérieure, jusqu'au stade beaucoup plus sérieux, la désintoxication aux psychotropes pour les nombreux accros de ces drogues chimiques.

L'Algérie en manque

En effet, l'Algérie figure parmi les plus grandes consommatrices de la planète (plus de 2 millions de comprimés saisis l'année dernière par les services de sécurité, représentant 29 tonnes, contre 40 tonnes de cannabis) qui alimentent un marché informel florissant, brassant 20 millions de comprimés, essentiellement des benzodiazépine comme le Valium, Diazepam et Rivotril. A tel point que le Maroc, très bio, qui exporte du cannabis vers l'Algérie, se plaint de l'introduction illégale et massive de psychotropes en provenance de cette dernière.

 

Une guerre de fous, où l'Algérie est pour l'instant gagnante, avec ses abonnés réguliers à ces drogues du pauvre, encore moins chères que le cannabis (une plaquette de 10 comprimés coûte environ 1 euro), mélangées à de l'alcool ou d'autres substances —c'est le shoot assuré à moindre frais.

C'est là où la violence entre en scène: ces molécules neurotoxiques entraînent une dépendance très forte; douleurs, convulsions, violents troubles psychiques accompagnent le sevrage. «Ara habba Valium bech n'hal 3iniya» (donne moi un Valium pour que je puisse ouvrir les yeux), chante Amazigh Kateb, l'un des chanteurs les plus populaires en Algérie.

Mais si la violence apparaît pendant le ramadan, le reste de l'année ce n'est pas mieux. Selon les chiffres, la moitié des détenus algériens sont accros aux psychotropes et en 2010, 69.446 cas d’atteinte aux personnes ont été consignées, avec les CBV, coups et blessures volontaires, en tête de liste. Violente aussi contre elle-même, pour les accidents de voiture l'Algérie est classée en tête des nations avec plus de 11 tués chaque jour et 5 accidents de la route chaque heure —soit une moyenne de 4.000 morts par an, pour une population de 36 millions d’habitants.

L'Algérien est-il violent? Oui, mais l'Algérienne aussi puisque les femmes sont de plus en plus présentes dans les chiffres de la délinquance.

 

Une violence politique et économique

 

Mais pourquoi l'Algérie? En dehors de sa grande consommation de psychotropes, il y a une violence typiquement algérienne. Pour des raisons historiques —les guerres d'indépendance et le terrorisme—, politiques —la violence du régime érigée en norme—, ou encore idéologiques, comme la prime à la violence du fait de l'amnistie des terroristes par le président. C'est tout? Non, bien sûr; l'Algérie est malheureuse et a faim de tout, et aussi d'argent.

Comme à l'accoutumée, les prix des produits alimentaires flambent pendant le ramadan. On jeûne la journée mais on mange beaucoup le soir, pour se rattraper. Ce qui se traduit par une tension sur la demande et une inflation, mais aussi par des files d'attente aux urgences hospitalières, la plupart du temps pour des cas d’indigestions, mêlés aux victimes des nombreuses rixes, dommages collatéraux du ramadan.

C'est durant cette période que les pauvres se comptent, par le nombre de couffins (paniers alimentaires) donnés par le ministère de la Solidarité. Si l'année dernière, un million de couffins ont été distribués aux familles (qui représentent 6 millions de personnes environ), 1 million et demi de ces couffins de première nécessité ont été offerts cette année, soit 9 millions de démunis.

Ceci explique un peu cela, la misère avance avec la délinquance, d'autant que les statistiques des services de sécurité expliquent que plus de 50% des criminels qui sévissent dans la capitale font partie de la société inactive.

A Alger, les journées sont donc difficiles, autant par le jeûne, très pénible en cette chaleur, que par la présence de jeunes délinquants désœuvrés, en proie aux manques de toutes sortes. Mais le soir, la tendresse revient au cours des longues sorties nocturnes où se mêlent hommes et femmes, familles, couples et célibataires, quand les jeunes accros ont pris leurs calmants.

Tout un contraste, à l'algérienne. La journée, la haine ; le soir, la douceur. Oui, le ramadan est théoriquement un mois mystique, le mois de la Révélation prophétique, et on a oublié Dieu dans tout cela. Mais comme à son habitude, il est partout et nulle part.

 

Chawki Amari

 

à lire sur slateafrique.com link

Publié le 11 Août 2011

Les deux Français tués dimanche en Afghanistan pourraient avoir succombé à des tirs émanant de leur propre camp, a annoncé ce mercredi l’état-major des armées.

Deux soldats appartenant au 2e Régiment étranger de parachutistes, basé à Calvi en Corse, ont été tués dimanche dans la vallée de Bedraou, dans l’est du pays. Ces deux décès portent à 72 le nombre de morts français dans ce conflit depuis 2001. Cinq autres soldats français ont été blessés dimanche, dont deux gravement.[...]

à  lire sur 20minutes.fr

Publié le 11 Août 2011

  

Une centaine de musulmans se sont rassemblés sans autorisation préfectorale devant la gare d’Aulnay.

Ils protestaient contre la loi qui interdit le port du voile, allant jusqu’à mettre le feu à un Code civil. Les policiers qui veillaient à ce qu’il n’y ait aucun débordement ont tenté de vérifier l’identité de deux femmes voilées mais ont été violemment pris à partie par les manifestants. « Mais tuez-moi! Je vous dis. Je veux rejoindre Dieu », a hurlé l’un d’entre eux à l’intention des fonctionnaires, qui ne se sont cependant à aucun moment départis de leur calme.

 

 

 

à lire et à voir sur
fdesouche.fr link
     

Publié le 11 Août 2011

Dans les Grandes Gueules de RMC, l’éducateur Etienne Liebig se sent bien seul face aux attaques tout azimut de ses camarades contre les Roms. Un auditeur pro-Roms en prend même pour son grade. Avec Claire O’Petit, Gilbert Collard, Karim Zéribi et Etienne Liebig. (RMC, 11/08/11)
" Si demain les Roms pouvaient travailler facilement, je ne suis pas convaincu que culturellement parlant ils se jetteraient sur les offres d’emplois du Pôle emploi. (…) En même temps, on peut renvoyer en Roumanie ces populations en les traitant correctement.”
Karim Zéribi, RMC
 
                           
                                
                                 
 
 à lire sur fdesouche.com link

Publié le 11 Août 2011

Agression s’est produite devant la caserne du quartier de La Paillade.

Agression s’est produite devant la caserne du quartier de La Paillade. (© D.R)

 

Alors qu’à quelques encablures de là, le stade de La Mosson fêtait le football, les pompiers de la caserne voisine ont été victimes d’une violente et sauvage agression mercredi soir. Peu après 21 h, un sapeur et une infirmière rentraient d’intervention lorsqu’ils ont été alpagués par cinq ou six individus leur reprochant de rouler trop vite.

Le conducteur a rétorqué qu’il pensait conduire normalement et l’un des jeunes a alors asséné un coup au visage de l’infirmière, passagère avant... Le véhicule de secours a alors continué sa route jusqu’à la caserne Jean Guizonnier, où de nouveaux affrontements ont éclaté : avec, d’un côté, une quinzaine de pompiers de garde et, de l’autre, une vingtaine ou une trentaine d’individus, dont certains armés de barres de fer...

Au final, quatre soldats du feu ont été blessés, souffrant de contusions sans heureusement trop de gravité. Hier soir, toutes les victimes ont déposé plainte et les policiers, prenant l’affaire très au sérieux, ont commencé leurs investigations pour tenter d’identifier les agresseurs.

"C’est une agression parfaitement inadmissible que je condamne fermement, a réagi, hier soir, le patron des pompiers, le colonel Risdorfer, qui s’est rendu à la caserne de La Paillade auprès des victimes. On ne doit pas faire preuve de violence et encore moins à l’encontre des pompiers qui sont là pour sauver des vies. Nous espérons que l’enquête permettra de démasquer ces agresseurs."

D'autres secouristes s’inquiétaient de ce regain de tension dans un quartier sensible, plutôt calme ces derniers temps. "Ces agressions risquent de relancer cette ambiance pas facile à La Paillade qui s’était atténuée. Il va falloir calmer tout le monde", prédit un haut gradé. Mercredi soir, malgré le choc émotionnel et les contusions, l’infirmière et son conducteur sont repartis en intervention lorsque la sirène a retenti

 

à lire sur midilibre.fr link