Communiqué de Sophie ROBERT & Agnès MARION, élue FN à la Région Auvergne Rhône-Alpes

Publié le 3 Avril 2016

Communiqué de Sophie ROBERT & Agnès MARION, élue FN à la Région Auvergne Rhône-Alpes

SIMOLY, non à la fusion imposée par le préfet !

L’une des conséquences peu attendue et peu visible par nos concitoyens de la loi NOTRe (nouvelle étape de la décentralisation) consiste à « rationaliser » la carte des intercommunalités en les fusionnant.

Le Front National rappelle que la décision de se réunir en intercommunalité a longtemps dépendu des seuls acteurs locaux, les maires et les élus municipaux, qui étaient les mieux placés pour connaître et identifier un bassin de vie économique, démographique, culturel, historique. L’Etat, par l’intermédiaire de son représentant, le Préfet, se contentait d’acter un choix fait par des élus proches du terrain.

Certes, devant les transferts de charges toujours plus lourds que l’Etat fait peser sur les communes, il est devenu vitale pour celles-ci de se regrouper au sein d’intercommunalités « viables ». C’est déjà le cas dans le département de la Loire.

Or, depuis la loi NOTRe, ce droit de libre association entre communes est devenu une prérogative du Préfet. Curieuse loi de décentralisation qui confisque le pouvoir des maires pour le confier au représentant de l’Etat...

Et c’est ainsi que l’Etat propose aujourd’hui, contre toute logique et tout bon sens, de faire éclater le SIMOLY (Syndicat Intercommunautaire des Monts du Lyonnais composé de trois communautés de communes : la communauté de communes de Forez en Lyonnais, la communauté de communes les Hauts du Lyonnais et la communauté de communes Chamousset en Lyonnais) pour rattacher la partie ligérienne (communauté de communes de Forez en Lyonnais) à un ensemble composé de la communauté de communes de Feurs, de celle de Balbigny et celle des Collines du Matin. Sachant que d’après la loi, aucune de ces entités n’est obligée de fusionner.

Tout cela relève de charcutages administratifs qui ne tiennent compte ni du passé, ni de la réalité des bassins de vie, ni du développement économiques.

Aujourd’hui, les préfets ont reçu des instructions pour créer les intercommunalités les plus peuplées possibles. Celle voulue par le Préfet comprendrait désormais 49 communes pour plus de 66 000 habitants. C’est une façon, encore une !, d’éloigner nos concitoyens des instances de décisions, de délayer un peu plus les responsabilités.

Le Front National refuse avec force que l’on mette en place ici, sur nos territoires ruraux et dans nos petites villes, les mêmes schémas que l’on commence à créer dans les agglomérations et les métropoles, en noyant les citoyens dans la masse. Nous refusons cette course au toujours plus grand. La défense de la ruralité passe par le respect de d’un certain cadre de vie, et ce respect ne saurait se faire dans une fusion/confusion imposée à nos territoires et nos terroirs par l’Etat.