L'UMPS vote une loi pour renforcer l'indemnisation des élus battus dans les urnes !

Publié le 7 Avril 2015

L'UMPS vote une loi pour renforcer l'indemnisation des élus battus dans les urnes !

Le 20 mars dernier, tandis que le pays est tourné vers les élections départementales du 22 mars, et dans la plus grande discrétion, les parlementaires UMP et PS ont adopté "à l’unanimité" un texte de loi prévoyant d’élargir les modalités d’indemnisation et de reclassement des élus en fin de mandat ou battus aux élections.

La nouvelle semble tomber à point nommé, quelques jours avant les élections départementales du 22 mars. Alors que Jean-Christophe Cambadélis estime que les socialistes pourraient se trouver éliminés dès le premier tour dans au moins 500 cantons, beaucoup de conseillers généraux sortants pourraient se retrouver au chômage technique. Pour parer aux difficultés de reclassement qui s’annoncent à l’avenir, les parlementaires viennent d’adopter à l’unanimité la loi sur le statut de l’élu. Elle prévoit notamment de doubler la durée d’indemnisation des élus après la fin de leur mandat.

«Un maire battu aux élections n’a pas le droit à Pôle emploi. Il s’agit que les élus n’aient pas moins de moyens que le reste de la population parce que ça peut freiner les ambitions de ceux qui voudraient s’engager», explique le député PS Philippe Doucet, rapporteur du texte... qui oublie que les professions libérales n'ont pas le droit non plus à Pôle emploi !

Et surtout ce misérable Philippe Doucet oublie de dire le principal : c'est-à-dire qu'actuellement, un élu en fin de mandat perçoit une indemnité dite de fin de mandat pendant six mois après avoir quitté son poste ! Autant dire que si un élu en fin de mandat n'a pas droit à Pôle emploi, cette indemnité de fin de mandat compense largement !

Le texte UMPS prévoit de doubler cette durée. Ainsi que l’ouverture de droits à la formation. Les élus déchus pourront enfin transformer leur expérience en diplômes via le système de validation des acquis, une mesure qui vise à faciliter le reclassement en entreprise.

Décidément, la Vème République est plus que jamais celle du "Un pour tous, tous pourris !"