Les enseignements du second tour des départementales dans la Loire.

Publié le 31 Mars 2015

Les enseignements du second tour des départementales dans la Loire.

Lu sur Le Grisou :

NOUVELLE RÉPARTITION DES SIÈGES

Le conseil départemental version 2015 compte plus d’élus, 42, dont une moitié de femmes, contre seulement 7 auparavant. La droite conserve le département et conforte sa majorité avec 28 sièges. La gauche, qui avait failli faire basculer le conseil général en 2011, ne parvient cette fois à en garder « que » 14, ce qui est un moindre mal au vu des déroutes subies ailleurs dans la région par les listes socialistes, comme dans l’Ain ou le Jura.

EXIT GILLES ARTIGUES

Le 3e vice-président du conseil général Gilles Artigues (UDI), qui était en charge de l’éducation et de la jeunesse, a été coincé par la triangulaire sur le canton de Saint-Etienne 3. Sans véritable réserve de voix, il a été bloqué sur sa droite par un FN fort. Avec son binôme, Annick Fay, ils ont réussi à améliorer leur score de pratiquement 4 points entre le 22 et le 29 mars, ayant probablement bénéficié de la mobilisation des abstentionnistes et du report des quelques électeurs du duo divers droite Annie Clément/Blaise Mamoum. Insuffisant.

LE FN EN HAUSSE, MAIS SANS ÉLU

En 2011, le FN atteignait le 2nd tour dans 5 des 21 cantons renouvelables. En 2015, il est présent dans 18 des 21 nouveaux cantons ligériens. Comme dans le reste de la France, le parti de Marine Le Pen poursuit son implantation locale et engrange des voix dans le département. La secrétaire départementale frontiste, Sophie Robert, envisageait la possibilité d’une victoire à Saint-Etienne 5, Saint-Etienne 6 et Firminy. Finalement, aucun candidat du FN ne parvient à décrocher un siège.